Délocalisation : un danger pour notre pays ?

Venez nombreux le 12 mai à 19h à Pôle Sud, Lausanne (arrêt Flon des m1 et m2), à cette soirée organisé avec les syndicats SSP et syndicom ainsi qu’avec un animateur socioculturel.

Dominique Gigon

Co-responsable de la région romande chez syndicom, il s’occupe notamment des secteurs de la logistique (la Poste) et des transports publics (Carpostal). Deux secteurs de services publics sous forte pression du privé. Il parlera de l’idée absurde de délocaliser les services publics.

Cora Antonioli

Enseignante dans un gymnase et présidente du SSP Vaud (Syndicat des services publics), elle parlera de la situation dans les services publics et de la politique d’austérité qui met à mal les prestations et les conditions de travail. Il s’agira de montrer, d’une part à quel point les services publics sont déjà sous pression depuis de nombreuses années et, d’autre part, à qui profite le « crime ».

Jérémy Gigon

Animateur socioculturel à Pòle Sud, il parlera en tant que professionnel du travail social sur les effets concrets des mesures d’austérité budgétaire, à la fois sur les conditions de travail et sur les publics précaires des lieux d’animation socioculturelle.

ACIDUS

Association citoyenne pour la défense du service public, créée en 2005, elle souhaite promouvoir et développer un service public de qualité, respectueux des usagers, des employés et de l’environnement, accessible à tous et économiquement performant, selon les principes d’égalité et de solidarité et inciter les citoyens à défendre eux-mêmes leur service public.

DÉLOCALISER ! D’OÙ VIENT CETTE IDÉE SAUGRENUE ?

La Poste prévoit de créer 200 emplois au Portugal, rattachés à son département informatique, d’ici 2030. Dans le même temps, un nombre équivalent de postes sera supprimé en Suisse.

En délocalisant également des emplois en Lettonie et aux Pays-Bas, Swisscom adopte la même stratégie.

En soutenant cette politique de délocalisation, M. Rösti s’attaque à l’essence même du service public et, par extension, à celle de l’État. Comment se fait-il que le service public décide de transférer des emplois à l’étranger ? Rappelons que celui-ci est financé par les usagers et par nos impôts.

Le conseiller fédéral Rösti accepte la délocalisation sans en mesurer les conséquences destructrices sur l’emploi. En Suisse, davantage de professionnels risquent de se retrouver au chômage, les postes de travail se feront plus rares et les recettes fiscales diminueront pour la Confédération, les cantons et les communes.

Qu’en serait-il de la protection des données ? Et lors d’un conflit d’intérêts entre l’un de ces pays et la Suisse, que se passerait-il ?

Gardons les emplois du service public en Suisse. Il ne s’agit pas simplement d’une question financière.

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