Communiqué de l’AVIVO suisse, Association suisse de défense et de détente des retraités.

Votation sur la caisse unique et sociale

Les « rois » ont gagné, mais ils sont nus

Le grand mérite du débat sur la caisse unique aura été de mettre
publiquement en lumière les lacunes sur la surveillance des caisses et le
manque de transparence sur les comptes et la façon de fixer les primes par
les assureurs. Ceux-ci sont les actuels « rois » de la politique de la santé
dans notre pays. Ils imposent leurs vues économiques et souhaitent encore
amplifier leur influence.

Ils ont toutefois été contraints à faire des promesses sur la redistribution
des millions de primes exigées en trop. L’AVIVO ne prend pas ces engagements à la légère et engagera ses membres à mettre tout en oeuvre pour les faire appliquer et pour empêcher une détérioration des prestations de l’assurance de base.

On est parfois surpris…

« J’admire trop la tradition culturelle de la télévision française (…) pour admettre la marginalisation qu’y connaît aujourd’hui la culture. C’est pourquoi je veux un service public fort, au financement garanti et moins tributaire de la publicité. Un service public respectueux de ses engagements et de ses missions. »
Citation de Robert Hue ? De Jack Ralite ? Du président de la société des auteurs et compositeurs dramatiques ? Vous n’y êtes pas. Ces mots sont de Jacques Chirac.

La Poste en passe de devenir la plus grande épicerie de Suisse avec le plus grand nombre de succursales ?

Soyez à la mode: on ne dit plus office de poste, mais PostShop, de la même manière que à La Poste, on ne dit plus usager mais client.
Et dans leurs offices, un grand nombre d’objets de toute sorte sont proposés à la vente. Depuis l’anti gel pour votre voiture jusqu’aux billets de loterie. Parlons-on de ces billets. Proposés très affablement par les proposés qui, comble de tout, toucheront un complément de salaire « si leurs ventes sont bonnes », dit Laurent Widmer, porte-parole de la Poste. Le service public a-t-il besoin de la vente de billets de loterie pour survivre ? Leurs employés ont-ils besoin de vendre des billets de loterie pour arrondir les fins du mois ? Il y a comme quelque chose, un lien qui nous manque pour suivre cette évolution…

Caisses maladie: les assureurs reconnaissent qu’ils nous ont trop fait payer en 2006 !

Oui. Pierre-Yves Maillard l’avait affirmé: les assurés avaient payé environ 800 millions de primes en trop en 2006, sans compter les plus-values boursières. Les assureurs l’acceptent finalement et vont jusqu’à dire que la traditionnelle augmentation publiée en octobre, ne sera cette année que du 2 % au maximum. Il paraît que l’augmentation des coûts de la santé se tasse finalement et que les caisses ont trop de réserves. Donc, les primes se stabilisent. Jean-Paul Diserens, directeur d’Assura, dit que les assureurs peuvent « récompenser » les assurés. Quel arrogance ! Les récompenser pour quoi ? D’avoir voté comme les assureus le voulaient, contre la caisse unique ? Mais, a-t-il seulement pensé que les assurés n’ont pas besoin d’être recompensés, mais qu’ils souhaitent uniquement faire valoir leurs droits ?