Sanctuariser l’eau : l’eau est un droit

Elle est un besoin mais aussi un droit. Cette ressource en danger mérite un statut juridique et doit échapper à toute forme de marchandisation.

Par Christian LOSSON

Liberation.fr : lundi 6 novembre 2006

La mondialisation dérégulée engendre des «maux publics mondiaux» – l’accaparement de biens matériels ou immatériels –, et il convient de leur opposer les «biens publics mondiaux». Mais il y a deux façons de penser ces «biens». Soit assurer que le marché, en ce temps d’effacement du rôle de l’Etat, doit donner le la. Soit estimer, à contre-courant, que développement durable et laissez-faire sont incompatibles. C’est la thèse de penseurs-activistes de gauche, emmenés par l’Italien Riccardo Petrella, qui parlent alors de «res publica universelle». Et concentrent leur lutte sur l’un des enjeux majeurs du XXIe siècle : l’eau. «C’est la vie, et la vie, c’est un droit humain indivisible et inaliénable», rappelle Petrella pour qui «la droite, elle, n’y voit que la gestion d’une ressource naturelle.»

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L’eau a besoin de la protection du droit international

Acidus vous présente ici un texte repris de Aqueduc.info qui date de 2003, mais qui est toujours aussi actuel quant aux problèmes qu’il soulève !

SÉMINAIRE DE LA COMMUNAUTÉ DE TRAVAIL DES OEUVRES SUISSES D’ENTRAIDE – BERNE

L’accès à l’eau est-il un droit de l’homme ou seulement un besoin vital ? l’eau est-elle un bien commun, comme l’air que nous respirons, ou une marchandise au même titre que des mouchoirs en papier ou des réfrigérateurs ? À qui revient le droit ou le pouvoir d’ouvrir et de fermer les robinets : aux pouvoirs publics ou à la main invisible du marché ? ou plus concrètement encore, qui fixe le prix de l’eau dans les quartiers pauvres de Manille : le chef des finances d’une multinationale française dans un bureau parisien ou le Philippin élu par le comité de l’eau de son quartier ?

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