La grossophobie de la droite

Trop gras, trop gros, en surcharge pondérale, qui devrait faire une cure d’amaigrissement ou prendre un abonnement de fitness… Voilà comment l’UDC parle du personnel de l’État de Vaud. Une rhétorique méprisante et simpliste. La raison de ce discours ? Les charges de l’État sont plus élevées que ses produits, un constat budgétaire que personne ne nie. Mais la solution proposée par la droite, qui consiste à réduire systématiquement les charges, ne fait qu’alimenter le problème.

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Une pétition de 58′000 signatures pour sauver les trains de nuit

Les Verts et actif-trafiC ont déposé un texte de soutien aux liaisons ferroviaires nocturnes, qui font face à la menace d’une diminution de leur financement.
Le financement de l’essor des trains de nuit est menacé par les plans d’économies du Conseil fédéral. Pour mettre la pression sur les autorités afin qu’elles reviennent en arrière dans ce dossier, les Verts et actif-trafiC viennent de déposer une pétition munie de plus de 58’000 signatures, mercredi à Berne.

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Gavage

Un cynisme cruel qui ne surprend presque plus venant du monde des affaires… L’éditeur zurichois TX Group a annoncé vendredi qu’il doublerait le dividende versé à ses actionnaires pour cette année et les deux suivantes. Et ce, alors que la direction annonçait dernièrement la suppression de 55 postes à plein temps. Bien que la holding fasse part de son intention de préserver les emplois existants jusqu’à septembre 2026, des travailleur·ses externes et sans taux fixe voient dès aujourd’hui leur collaboration prendre fin. Joyeux Noël.

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Déboutées, mais vent debout !

Le Tribunal fédéral (TF) a rejeté les recours contre AVS 21 par 5 voix à 0. La «sécurité du droit» l’a emportée sur toute autre considération.
Le TF a certes admis que l’information du Conseil fédéral «aurait mérité plus de précision», mais il est resté «indécis» quant à savoir si l’erreur a eu un impact sur le vote. Pour arriver à cette conclusion, le TF a péroré durant près de trois heures. Les juges ont ainsi longuement disserté pour déterminer si l’erreur de l’OFAS était «grave» ou pas, si l’information erronée avait «gravement influencé» la libre formation de l’opinion du corps électoral ou pas, si quelques milliards en plus ou en moins dans les perspectives financières de l’AVS pouvaient être considérés comme une «grave» erreur ou pas, si l’annulation de la votation avait des conséquences «graves» sur la stabilité du pays ou pas. Mais à aucun moment, les juges n’ont essayé de savoir si un oui extorqué par à peine 31 195 voix d’écart, sur la base d’une erreur, entraînait des conséquences graves sur les conditions de vie des femmes ou pas.

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