
Venez nombreux le 12 mai à 19h à Pôle Sud, Lausanne (arrêt Flon des m1 et m2), à cette soirée organisé avec les syndicats SSP et syndicom ainsi qu’avec un animateur socioculturel.
La Poste prévoit de créer 200 emplois au Portugal, rattachés à son département informatique, d’ici 2030. Dans le même temps, un nombre équivalent de postes sera supprimé en Suisse. Selon le géant jaune, l’entreprise doit, pour l’avenir, disposer d’une organisation informatique hautement qualifiée et diversifiée. Le conseiller fédéral Albert Rösti devrait pourtant savoir que l’EPFL, l’EPFZ, les universités suisses ainsi que nos hautes écoles forment d’excellents informaticiens, et ce aux frais de la Confédération et des cantons.
En délocalisant également des emplois en Lettonie et aux Pays-Bas, Swisscom adopte la même stratégie.
En soutenant cette politique de délocalisation, M. Rösti s’attaque à l’essence même du service public et, par extension, à celle de l’État. Comment se fait-il que le service public décide de transférer des emplois à l’étranger ? Rappelons que celui-ci est financé par les usagers et par nos impôts.
Le conseiller fédéral Rösti accepte la délocalisation sans en mesurer les conséquences destructrices sur l’emploi. En Suisse, davantage de professionnels risquent de se retrouver au chômage, les postes de travail se feront plus rares et les recettes fiscales diminueront pour la Confédération, les cantons et les communes.
Gardons les emplois du service public en Suisse. Il ne s’agit pas simplement d’une question financière.