L’Espagne rurale privée de ses facteurs

23 janvier 2008

L’Espagne applique avec zéle les directives européennes de déréglementation des services publics. Elle vient donc de décider la suppression de ce service essentiel qu’est la distribution du courrier dans les zones rurales. Désormais, hameaux et fermes ne recevront plus la visite du facteur.
La Poste espagnole ne distribuera plus le courrier dans les boîtes aux lettres des zones rurales

Sonia Vizoso, El País, 22 janvier 2008, traduction Antoine Rabadan

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Remerciements aux TL

Je voudrais remercier la conductrice du métrobus qui le 31 janvier, lorsque ma maman a glissé et est tombée, est venu tout de suite l’aider à se relever et s’est inquiétée de savoir si elle ne s’était pas blessée. Elle lui a demandé son adresse et signalé l’incident à la direction des TL. La direction des TL a tout de suite écrit à ma maman, pour demander des nouvelles et lui dire qu’ils étaient vraiment navrés de ce qui lui était arrivé.

M. Fracheboud

La poste

900 millions, c’est le bénéfice de la poste pour 2007, un service public en voie de privatisation. Jolie somme…mais pas de quoi rêver.

Tout d’abord un service public n’est pas là pour faire du profit. C’est un outil démocratique. Son rôle est de répondre aux besoins des usagers, ceci dans le respect de l’égalité entre les citoyens et entre les régions. Elle est là aussi pour cimenter l’unité nationale. Deux objectifs qui lui furent assignés par le Conseil fédéral lorsqu’il décida de créer un service postal vers fin la du 19e siècle.
Dès ses débuts ce service se révèle viable. Mieux! Dans les années 80 ce service passe pour être le meilleur du monde. Personne n’a attendu Ulrich Gygi, ultra libéral, membre du parti socialiste (!) pour faire marcher une Poste rentable et efficace… Les soucis arrivent avec le premier acte sa privatisation en 1997: les PTT disparaissaient au profit de La Poste et de Swisscom.

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Les prix de l’électricité en Suisse

Selon les producteurs, le prix de l’électricité va fortement augmenter en Suisse. Sans développement des capacités, il faudrait s’attendre à moyen terme à une hausse de l’ordre de 50%, mais déjà à court terme de quelques pourcents. La hausse des tarifs sera due à la pénurie mais aussi à la hausse des prix du gaz et du charbon, qui ont une bonne part des coûts de production. Il faudra compter en plus avec des taxes et coûts liées à la réduction des émissions de CO2.

Monsieur Prix a mis en garde contre un « départ manqué » de la libéralisation du marché de l’électricité. Une cinquantaine de réseaux profitent, selon Rudolf Strahm, de la période transitoire courant de janvier à octobre 2008 pour augmenter leurs tarifs de 10% en moyenne. Ceci, avant l’arrivée de la nouvelle autorité de régulation (EICom) qui imposera aux producteurs un système de tarification transparent, dissociant les coûts de production, ceux de l’acheminement et les taxes publiques.
Le cas d’EOS serait particulièrement facheux, car ses tarifs sont déjà aujourd’hui plus élevés en Suisse romande qu’outre Sarine. EoS veut harmoniser ses tarifs de livraison avec ceux pratiqués à l’étranger et élever ses gains en bourse, a dénoncé Monsieur Prix.
Alors, la libéralisation du marché de l’électricité se fait au profit de qui ?

La Poste, encore et toujours

Une série de petits articles parus dans la presse ces derniers temps, nous cause du soucis : La Poste diminue ses prestations peu à peu mais inexorablement. Voyons de plus près (informations tirées du journal Le Courrier) :

16 novembre 2007 : La Poste affiche des très bons résultats en comparaison européenne. En 2006, 98% des lettres et 97% des colis arriveraient à temps à leur destinataire selon PostReg. Cette autorité de régulation note par ailleurs que le phénomène de substitution nouvelles technologies-envois traditionnels tant redouté par la Poste n’a pas eu lieu. Au contraire, Internet a plutôt renforcé le nombre de lettres et colis acheminés. (Rappelez-vous, c’était l’un des arguments utilisés par La Poste pour fermer des centaines de guichets postaux).
Malgré ces bons résultats, la fin du monopole reste pour une majorité des parlementaires un but à atteindre et risque de devenir rapidement réalité, si l’on en croit les signaux lancés par le Conseil fédéral en vue des débats parlementaires qui auront lieu dès la rentrée 2008. Cette marche inéluctable vers la libéralisation est fréquemment évoquée au nom de la nécessaire rationalisation des coûts et de la concurrence internationale. La question reste cependant ouverte : la libéralisation de La Poste améliorera-t-elle le service public ?

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Projet jurassien de loi cadre sur la gestion des eaux

Le Jura compte fixer toute la législation concernant l’eau en une seule loi cadre. Cette loi cadre fixera les grands principes de la gestion de l’eau. Pour la première fois en Suisse, cette loi cadre prévoit que la gestion des eaux reste en mains publiques.

Voici quelques extraits du message du gouvernement cantonal:

La législation sur l’eau en vigueur dans le canton du Jura comporte plusieurs lois et ordonnances. Plus aucune ne satisfait les exigences fédérales. De plus, le financement cantonal de la gestion des eaux prévu dans ces textes ne répond plus aux attentes actuelles et doit être amélioré. L’ensemble du droit cantonal en matière de gestion des eaux doit donc être révisé.
Dans un souci d’efficacité et de transparence, le Gouvernement a décidé de procéder en deux temps.
Dans un premier temps, les principes et règles généraux applicables à toutes les lois concernant l’eau seront fixés dans une loi cadre.
Une fois ces principes adoptés, suivront dans un second temps les lois spécifiques traitant respectivement de la protection des eaux, de l’utilisation des eaux et des eaux de surface (cours d’eau).
Le présent rapport traite de la loi cadre sur la gestion des eaux (LGE) qui constitue la première étape de la révision législative.

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L’OMC et les énergies

Nous vous livrons ici une dépêche très inquiétante sur l’OMC :

Par Par Anne RENAUT AFP – Jeudi 15 novembre, 18h07

ROME (AFP) – Les groupes d’énergie, qui terminent jeudi leur congrès à Rome, réclament à l’OMC de nouvelles règles pour le commerce de leur secteur tenant compte des besoins en énergie propre et de la nationalisation de l’électricité ou du pétrole dans certains pays.

Le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Pascal Lamy a reconnu jeudi à Rome devant le 20è Congrès mondial de l’Energie (CME) les « spécificités » de ce secteur, et le besoin de règles « plus justes ».

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L’eau, nouvel or bleu

Voici des extraits d’un article très intéressant, paru dans Contreinfo où vous pourrez le lire en entier.

Le sud-est des USA est éprouvé par une période de sécheresse exceptionnelle. Les 4 millions d’habitants d’Atlanta n’ont plus que quelques mois de réserves en eau, et le gouverneur de Georgie a organisé une séance de prière publique pour faire tomber la pluie. Tara Lohan nous rappelle combien cette ressource vitale, considérée comme un dû, est désormais fragile.

Par Tara Lohan, AlterNet, 11 octobre 2007

Albert Szent Gyorgi, prix Nobel de médecine hongrois, l’a dit un jour : « L’eau est la matière et la matrice du vivant, sa mère et son milieu. Il n’y a pas de vie sans eau . »

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Pour les Genevois, l’eau est l’affaire des citoyennes et des citoyens

Nous vous présentons le communiqué de presse de l’ACME au sujet de la votation des genevois le 16 décembre 2007, sur l’eau, monopole public.

ACME, Association Suisse pour le Contrat mondial de l’eau

LES GENEVOIS L’ONT CLAIREMENT DIT DANS LES URNES
L’eau est vraiment l’affaire des citoyennes et des citoyens
L’Association suisse pour le Contrat mondial de l’eau (ACME-Suisse) salue avec un immense plaisir la décision des citoyennes et citoyens genevois d’inscrire dans leur Constitution cantonale le principe du monopole public de l’approvisionnement et de la distribution de l’eau. Ils ont ainsi clairement réaffirmé leur conviction que l’eau est leur bien commun et leur affaire à tous, et que sa gestion incombe exclusivement au service public, à savoir les Services Industriels de Genève.
Par sa netteté (75% de oui), cette votation reflète ce que disent régulièrement les sondages, à savoir que dans leur grande majorité les usagers en Suisse apprécient l’excellente qualité des prestations des services publics de distribution de l’eau auxquels ils sont foncièrement attachés.

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