Quels critères pour les marchés publics ?

L’achat de matériel par le service public n’est pas simple. Il ne faut pas seulement se préoccuper que les entreprises du lieu trouvent du travail, mais encore, qu’elles paient les assurances sociales, qu’elles ne soient pas trop chères, etc. Beaucoup de critères qui doivent être énoncés lors de l’appel d’offre.

Mais le critère principal ne peut être uniquement le prix. Pourtant, lors de sa réponse à la question N° 52 posée par Florence Germond à la Municipalité de Lausanne, celle-ci répond que « le prix demeure en effet un critère de choix prépondérant ». Même lorsque la quantité ne suffit pas pour faire influencer les marchés, nous pouvons avoir des critères qui tiennent compte des employés des entreprises auxquelles nous donnons du travail.
Au nom du sacre saint Développement durable la Municipalité doit reprendre à son compte les conclusions de l’enquête menée par Action de Carême et Pain pour le Prochain. Elles sont claires et objectives. Nous ne pouvons soutenir des entreprises qui font travailler des enfants. Certaines sont mondialement connues pour faire baisser les prix en offrant des condition de travail dignes d’une époque révolue.

Nous ne pouvons pas nous féliciter d’avoir diminué la fracture numérique en soutenant des entreprises qui offrent des conditions de travail honteuses à leurs employés. Le prix moins cher ne peut pas cacher l’exploitation de ses employés, surtout pas des enfants !

La réponse de la Municipalité de Lausanne à cette question nous fait honte, mais surtout nous met devant la question : comment faire pour bien faire ? Qui choisir ?
Lisons le rapport d’Action de carême et pain pour le prochain ici et surtout écrivons à la municipalité de lausanne pour lui montrer notre rage.

Acidus écrit à Monsieur Gygi pour l’office de poste de Sévelin, à Lausanne

Monsieur,

Votre plan de restructuration du réseau postal, annoncé en janvier 2001 par la direction de La Poste à Lausanne prévoyait la fermeture de la poste de Sévelin. Nous avons démontré l’importance de garder cet office et avons obtenu, après des longues luttes et des discussions assez âpres, le maintien de celui-ci.

Aujourd’hui, deux nouveaux quartiers ont été bâtis dans les environs : le quartier de la Colline et celui de Sévelin, à côté même de l’office de poste, tel que nous vous l’avions annoncé. Quelques centaines de personnes ont donc rejoint notre quartier d’une population déjà assez dense.

L’office de Sévelin a été maintenu, mais son horaire écourté.

Depuis le 26 septembre, la Migros a déménagé donc à côté de votre office de Sévelin. L’afflux de personnes est donc bien plus important qu’auparavant, surtout que ce magasin est beaucoup plus grand que celui qu’il a remplacé à Montelly et attire des acheteurs de plus loin à la ronde.

Nous vous demandons donc:

* de revoir les horaires d’ouverture de l’office en vue de les élargir. En effet, les personnes qui se rendent au magasin Migros souhaitent pouvoir aussi profiter de l’office de poste situé à côté.

Nous vous demandons de tenir compte des changements intervenus et de accepter notre demande et vous prions d’agréer, Monsieur, nos salutations distinguées.

pour Acidus,
Andrea Eggli, présidente

Médiatic critique aussi “Desperate électrices”

Médiatic, organe de la Société des auditeurs-téléspectateurs de la RSR et de la TSR, dans son N° 123, du 5 octobre 2007, tient des propos pas très élogieux pour notre émission préférée. Je vous transmets un petit paragraphe de l’article « Nouvelles émissions de l’automne »:

« Tant la TSR que la RSR ont inscrit des nouveautés à leurs programmes de rentrée. Parmi ceux-ci, Desperate électrices, bâti sur le même scénario qu’une célèbre série télévisée, visait à toucher un public plus large à la veille des élections fédérales. Raté ! Au terme de la première émission, les membres du Conseil des programmes n’ont pas apprécié le ton dénoncé comme moqueur du journaliste et le choix des intervenantes, pas représentatif du tout de l’électorat féminin à leurs yeux ! « Le public a pourtant réagi plutôt positivement à cette émission en six épisodes, tournés dans les cantons romands » a précisé Gilles Pache (…). »

Appréciez que l’article parle du journaliste et non pas des journalistes… et Nathalie Randin ? Elle n’était là que pour égayer la vitrine ? Elle est aussi responsable de ce qui se passe dans cette émission !

La TSR parle de notre pétition sur son site…

“L’association Acidus lance une pétition contre l’émission «Desperate électrices» de la TSR, avant même le premier tour de manivelle.” Mais après avoir vu la première émission nous maintenons notre appréciation.

La charge est brutale: «La TSR prend les téléspectateurs, les femmes en particulier, pour des imbéciles politiques». Elle provient d’Acidus (Association citoyenne pour la défense des usagers du service publique) et vise l’émission «Desperate électrices» que les journalistes Nathalie Randin et Michel Zendali proposeront dès le début septembre dans le cadre des élections fédérales.

La TSR prétend que le ton est amusant, que le test pose des questions déjantées. Le sont-elles vraiment ou ne son-elles que des questions ridicules qu’ils n’oseraient poser à aucun homme ?

Prenant le parti de «la sociologie sauvage» et d’un ton «amusé et amusant», l’émission entend mettre en scène des électrices romandes de tous bords. Elle propose également, sur son site, un test permettant de déterminer son profil politique. Avec des questions qui se veulent aussi déjantées que politiquement incorrectes.

Il paraît que le test n’a aucune prétention scientifique, il faut dire que l’émission dans son ensemble non plus. Non seulement elle ne répond à aucune question politique que les femmes pourraient se poser, mais en plus elle ne transmet au futurs éluEs aucune question à résoudre qui intéresserait les femmes.

Le service public ne devrait pas véhiculer ce genre de clichés. On pouvait espérer de la TSR un peu d’ouverture et de profondeur dans la programmation.

Desperate électrices (tris)

Voici un site intéressant, terra-economica, Le magazine du développement durable, qui cite notre pétition en reprennant un article de journal :

« La TSR ne respecte pas son mandat de service public et prend les femmes pour des imbéciles politiques ». C’est en ces termes et par voie pétitionnaire que les femmes romandes entendent répondre à l’affront de la chaîne nationale suisse, raconte La Tribune de Genève. Motif de la colère, l’émission « Desperate Electrices », qui entend réintéresser les femmes à la politique. Mais alors que le premier enregistrement de l’émission n’a pas encore eu lieu, son site fait déjà scandale. Un test propose par exemple de découvrir son profil politique… en choisissant si on est plutôt Alain Delon ou Johnny Hallyday. « Ça n’a aucun sens », s’insurge Andrea Eggli, pétitionnaire. Conseillère municipale de Lausanne de gauche, elle s’est retrouvée métamorphosée en militante du parti démocrate-chrétien ! Rendez-vous le 3 septembre pour savoir si les téléspectatrices romandes ne sont bonnes qu’à regarder la télé.

Libéralisation du marché de l’électricité: prise de position d’Acidus sur la LApEl

Depuis novembre 2005, le groupe Électricité d’ACIDUS a étudié le marché de l’électricité et suivi les discussions des Chambres fédérales sur la LApEl. Il en donne une brève synthèse et un commentaire.

La nouvelle loi sur l’approvisionnement en électricité (LApEl) a été adoptée par les Chambres en mars 2007. N’oublions pas que, dans l’esprit du Conseil fédéral, elle devait remplacer la loi sur le marché de l’électricité (LME) rejetée par le peuple en 2002. Sous un titre plus “acceptable” pour les citoyens, elle demeure fidèle au principal objectif du gouvernement et de la majorité du parlement: la libéralisation du marché de l’électricité, annoncée dès le premier alinéa de l’article 1. Les grandes entreprises et l’économie en général en bénéficieront au détriment des consommateurs individuels, parce que les premières seront en position de force pour négocier leurs conditions de livraison.
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Delémont, première commune de Suisse à signer officiellement la Déclaration “L’eau, bien public”

Inquiète à l’idée que des municipalités pourraient se dessaisir de la responsabilité des services de l’eau, l’Association suisse pour le Contrat mondial de l’eau (ACME) exhorte les pouvoirs politiques à faire en sorte que la gestion publique de cette ressource, à laquelle la majorité des citoyens et citoyennes de ce pays est de toute évidence attachée, ne soit en aucune manière remise en question. L’ACME-Suisse invite donc les autorités communales de ce pays à faire un pas de plus vers la préservation de ce patrimoine commun de l’humanité. Elle a rédigé dans ce sens une Déclaration sur « L’eau, bien public » qu’elle leur propose de signer, leur offrant ainsi l’occasion de débattre ouvertement des enjeux locaux et mondiaux autour de cette ressource indispensable à toute vie.

La Ville de Delémont, chef-lieu du Canton du Jura, a annoncé le 19 septembre 2007, qu’elle avait signé cette Déclaration. Elle est ainsi la première commune de Suisse à y avoir officiellement adhéré.

Acidus se félicite de la décision courageuse de cette ville et incite les autres villes suisses à la suivre.

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Le Parlement européen a approuvé l’ouverture à la concurrence du trafic ferroviaire international de passagers à compter de 2010 !

STRASBOURG (Reuters)

Cette libéralisation, qui succède à celle du fret ferroviaire, effective depuis le 1er janvier dernier, s’accompagne de mesures législatives qui fixent des règles communes pour la certification des conducteurs et harmonisent les droits dont bénéficieront les passagers.

Les socialistes français et les Verts français ont été pratiquement les seuls, avec l’ensemble de la Gauche unitaire européenne, dont font partie les communistes, à voter contre le volet « libéralisation », qui a été adopté par 541 voix contre 66 et 20 abstentions.

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A la Poste, le marché, ça marche !

On sait depuis longtemps que les fossoyeurs du service public ont fait de la distribution de colis et de lettres une branche de l’économie comme une autre.. Grâce aux modifications introduites dans la concession pour abolir le monopole de La Poste, cette vieillerie égalitaire, le marché postal peut déployer toutes ses ressources pour les plus débrouillards. La semaine dernière, un concessionnaire de plus a été intronisé. Petit morceau par petit morceau, La Poste part en lambeaux.
Diane
Vous pouvez lire la dépêche ATS

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Face à l’AGCS : Convention internationale des communautés locales pour la promotion des services publics

De nombreuses villes et autres collectivités locales, en Europe et dans le monde, contestent l’objectif de l’OMC de faire commerce de tout. Son Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) tend à généraliser la mise en concurrence d’un maximum de services dans un maximum de secteur.

Malgré le « NON » au Traité pour une Constitution Européenne, la « concurrence libre et non faussée » est de plus en plus de mise. Cette logique démantèle le service public et restreint la liberté des pouvoirs locaux de s’en doter pour satisfaire les droits sociaux de leurs populations.
Tous les services publics sont concernés : santé, éducation, transport, EDF, etc.
L’AGCS autorise par exemple une multinationale à poursuivre pour concurrence déloyale une commune qui subventionne une crèche scolaire.

Les collectivités locales, en concentrant tous les effets de cette globalisation, sont en première ligne pour résister à cette néfaste perspective qui manque cruellement d’humanité. Proches des aspirations de leur population, elles ont un devoir d’ingérence dans ce qui se trame à l’OMC, et un devoir de riposte aux atteintes au service public, sous peine d’être accusées de non assistance à personnes et à planète en danger.

Le mouvement des collectivités « Non AGCS » ne cesse de croître.
La particularité de la Convention Internationale des Collectivités Locales (CiCl) est de créer des lieux et des temps de convergence, rassemblant le trépied : élus, syndicalistes et militants associatifs, tous citoyens, dans une parité et une diversité remarquables.
Après leurs Etats Généraux à Bobigny (France-fin 2004), la Convention européenne de Liège (fin 2005) a débouché sur une Résolution, complétée par la déclaration générale de la Convention Internationale de Genève (28-29 octobre 2006).
La CICL a pour ambition de
– contrer les desseins de l’OMC et des accords bilatéraux
– dégager des alternatives concrètes, organiser la mobilisation
– souder les liens entre les collectivités attachées aux valeurs de démocratie et de service public,
– renforcer la coopération entre les acteurs des mobilisations que sont les élus locaux, les organisations syndicales, les mouvements sociaux et les ONG qui souscrivent à cette dynamique antilibérale.

Pour la CiCl : Jean-Claude Sanchez
jcsanchez@ras.eu.org

Plus d’information sur leur site
et le PV de leur Assemblée générale 2007, ainsi que d’autres informations, en cliquant ici