Lors de sa conférence de presse du dimanche 19 mars – consacrée au rachat de Crédit Suisse (CS) par UBS –, le Conseil fédéral déclarait en toute sérénité qu’il avait déjà tout décidé mercredi, en grand secret, que la FINMA et la BNS avaient agi sous ses ordres – au mépris de la fameuse « indépendance » de la BNS – et qu’ils avaient menti sur l’état de santé de CS pour ne pas provoquer de panique bancaire. Continuer la lecture
Archives de catégorie : Fiscalité Economie
Dividendes: encore un record!
En 2022, les actionnaires des principales sociétés suisses ont palpé 44 milliards de dollars sous la forme de dividendes. Chaque année, la société anglo-américaine Janus Henderson, spécialisée dans la gestion d’actifs, publie un rapport scrutant le niveau des dividendes – les revenus versés à leurs actionnaires par les entreprises – dans le monde. Selon son dernier état des lieux, qui vient de paraître (1), les sociétés ont versé au total 1560 milliards de dollars à leurs propriétaires en 2022. Il s’agit d’un nouveau record. Continuer la lecture
Reprendre notre dû
150 millions de francs finissent chaque année dans les poches d’actionnaires.
Imposer équitablement toutes les formes de revenus. C’est ce que vise l’initiative genevoise «Supprimons les privilèges fiscaux des gros actionnaires», soumise au vote le 12 mars. Le but est de taxer la totalité des dividendes perçus par les actionnaires qui possèdent 10% ou plus du capital d’une entreprise. Continuer la lecture
Les super-riches, les riches et ceux qui produisent la richesse
INÉGALITÉS . Une analyse comparative de la statistique de la fortune imposable en Suisse confirme la formidable concentration des richesses à l’œuvre. Une taxation tout à fait supportable des patrimoines permettrait de récolter chaque année quelque 22,5 milliards pour les collectivités publiques.
Les Cantons font les grippe-sous
Les hausses salariales octroyées par les exécutifs romands se situent toutes en-dessous de l’inflation. Une pingrerie qui contraste avec la situation financière favorable de ces cantons.
Fribourg: 2,74%; Jura: 2,08%; Genève: 2,44% ; Neuchâtel: 1,8% (encore moins pour les secteurs santé et social); Valais: 2%; Vaud: 1,4% (auquel s’ajoutera, pour les salarié-e-s des classes 1 à 10, une «prime pour la vie chère» de 0,8% en moyenne, dont seront cependant exclu-e-s les employé-e-s du secteur parapublic).
Berne veut taxer les armateurs suisses, mais ça cache une combine
Le Conseil national doit débattre d’une baisse de la fiscalité des armateurs via une astuce financière. Certains craignent la création d’une niche fiscale tandis que les autres mettent en garde contre le départ à l’étranger des entreprises helvétiques.
Armateurs moins taxés
Le Conseil fédéral veut introduire une taxe spéciale au tonnage pour les compagnies maritimes. Une optimisation fiscale pointée du doigt par des ONG et par la gauche.
La Suisse compte parmi les plus grandes puissances maritimes, occupant le quatrième rang européen. Les compagnies de navigation – comme le leader mondial MSC installé à Genève – s’y sont développées avec le négoce des matières premières.
Un cadeau fiscal pour le négoce
La Suisse compte parmi les plus grandes puissances maritimes. Les compagnies de navigation – comme le leader mondial MSC installé à Genève – s’y sont développées avec le négoce des matières premières.
Un impôt sur mesure pour un secteur de l’ombre, qui profitera au négoce des matières premières. Voilà ce qu’a concocté le Conseil fédéral avec la taxe au tonnage. Continuer la lecture
Plus de participation lors de l’utilisation d’algorithmes
Pour davantage de droits de participation lors de l’utilisation d’algorithmes dans le monde du travail
AlgorithmWatch Suisse lance un projet commun de concert avec le syndicat syndicom. Il vise à permettre aux employé-e-s de défendre leurs droits et d’en déduire des possibilités concrètes d’action lorsque des algorithmes sont utilisés sur leur lieu de travail.
Les formes d’emploi atypiques : un salarié sur dix en 2020
En 2020, 10% des salariés se trouvaient dans une forme d’emploi atypique. Le travail sur appel est la forme la plus fréquente (5,1% des salariés), suivi des contrats à durée déterminée de moins d’un an (3,1%) et des faibles taux d’occupation (2,3%). La location de services concerne 1,2% des salariés. Chez les personnes âgées de 15 à 24 ans, les formes d’emploi atypiques sont plus fréquentes que la moyenne. Ce sont là quelques résultats tirés de la publication «Formes d’emploi atypiques 2010-2020» de l’Office fédéral de la statistique (OFS).