Assemblée générale 2010

En ces temps de «caisses vides», le service public est plus menacé que jamais. Pourtant, des citoyens de plus en plus nombreux se mobilisent partout. ACIDUS compte aussi sur ses membres pour faire le même travail à son modeste niveau. C’est pourquoi nous avons le plaisir de vous inviter à l’

Assemblée générale d’ACIDUS
lundi 15 mars 2010 à 19.30 heures
à la salle Jean-Jaurès de la Maison du Peuple (Niveau -2),
place Chauderon 5 à Lausanne

Après la partie statutaire, vers 20h30, nous discuterons d’un service public qui nous cause bien du souci, mais qui lutte contre sa privatisation totale: la poste. Avec Monsieur Carrupt, du Syndicat de la communication, et Nicola Cianferoni, qui a réalisé une étude universitaire sur les conditions de travail et la gestion des absences à La Poste Suisse, nous nous demanderons « Où va la Poste suisse ? ». Le verre de l’amitié clora notre rencontre.

A ce sujet, nous vous invitons à visiter notre site www.acidus.ch. Vous trouverez des articles sur quelques sujets qui intéressent le service public, organisés par rubrique.

Nous espérons vous rencontrer nombreux à notre assemblée générale !

Les intervenants à notre Assemblée générale 2010

Nicola Cianferoni a réalisé une étude universitaire sur les conditions de travail et la gestion des absences à La Poste Suisse, dont l’objectif consistait à formuler des éléments de réponse aux deux questions suivantes. Premièrement, la modernisation de l’entreprise porte-t-elle atteinte à la santé des salariés ? Les services postaux connaissent des restructurations profondes depuis la fin des années 1980, c’est-à-dire depuis que les premiers jalons d’un marché postal à l’échelle européenne ont été posés. Dans cette évolution, la gestion du personnel et le rapport aux usagers se sont rapprochés de ceux des entreprises privées. Deuxièmement, les programmes de prévention et de promotion de la santé constituent-ils un véritable appui pour les salariés ? Cette étude s’intéresse tout particulièrement au système de gestion des absences « pro présence » développé par GloboSana, une entreprise spécialisée dans l’élaboration de concepts pour une gestion plus efficace de la santé. Ce dispositif permet d’appliquer la « détection précoce » fixée par la 5e révision de l’Assurance invalidité (AI). Il a été introduit à La Poste en 2006, mais aussi dans d’autres grandes entreprises suisses, comme les Chemins de fer fédéraux (CFF) ou la Migros. Ces deux questions sont d’une grande actualité puisque le Conseil fédéral envisage de libéraliser totalement le secteur postal.

Alain Carrupt, Président central du Syndicat de la Communication, vient nous présenter l’initiative « Pour une poste forte« . Cette initiative a été lancée par le syndicat parce que le service public postal est en danger, le Parlement veut complètement libéraliser le marché postal, quand bien même tous les exemples étrangers montrent que cela mène à une augmentation des prix ou à une diminution des prestations. La Poste elle-même semble oublier sa mission de service public et démantèle massivement son réseau d’offices de poste !

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Revue de presse

Le but de cette revue de presse non-exhaustive est de montrer comment peu à peu, à longueur de mois et d’années, les prestations de La Poste s’effilochent, comment ce service public perd peu à peu de sa substance. Le but de nous inciter à le défendre de toutes nos forces !

2008, 19 janvier – Alors que les ventes de journaux dans les kiosques s’érodent, La Poste augmente ses tarifs de distribution. Les journaux avaient déjà subi la suppression de l’aide indirecte de la Confédération, qui s’était traduite par des augmentations tarifaires allant jusqu’à 25% à 30% à la fin 2007. A l’heure où l’érosion de leurs marges est particulièrement sensible, ils ont exprimé sans détours leur mécontentement aux représentants du géant jaune invités à l’assemblée de Presse Suisse, l’association des éditeurs. La balle a été renvoyée à l’Union européenne qui s’est engagée dans un vaste processus de libéralisation des marchés postaux.

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Les coursiers ne se laisseront pas manger tout crus

De Michel Schweri, paru le 25 Février 2010 dans Le Courrier

FUSION – Le plan social de La Poste s’attire les foudres des facteurs d’express de Genève qui, excentrés, peineront à se reclasser dans l’entreprise.

La fusion d’ExpressPost dans PostLogistics passe mal à Genève. Les coursiers d’express du bout du lac réagissent vivement au projet du géant jaune de liquider 30 emplois en 2010 sur les 70 que compte le canton. Bernard Bohême, leur délégué, l’a réaffirmé mercredi à Berne lors de la réunion du Groupe de travail national PostLogistics SA du Syndicat de la communication. Au niveau du pays, le regroupement des deux entités de La Poste biffe une centaine d’emplois sur 260 équivalents pleins temps. «C’est la colère parmi les facteurs d’express», résume le militant, à son retour de Berne. «La direction nous a convoqués le 16 février pour confirmer la perte d’emplois et nous parler d’un pseudo-plan social. Deux jours après, les collègues se sont spontanément réunis, sans le syndicat, pour envisager des réactions.» L’annonce de cette restructuration avait déjà provoqué en novembre 2009 une assemblée générale des coursiers à Fribourg, où 125 salariés sur un peu plus de 300 s’étaient rendus, rappelle le président national des facteurs.

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La privatisation des facteurs

Un article de Jean-Marie Gerber sur les restructurations importantes prévues dans le secteur de la distribution des lettres de La Poste, paru dans La Brèche. Il nous a semblé intéressant, en tant que contribution au débat sur la privatisation de La Poste.

Dans le numéro 2/2009 de la Brèche, il avait, au travers d’un entretien, mis en relief les traits forts de la réorganisation du travail des postiers. Il poursuit cette réflexion, afin de faire ressortir les nouvelles modalités d’exploitation de la force de travail des postiers, telles qu’elles se profilent dans les projets qui sont testés depuis quelques mois. Comme dans l’ensemble des dites restructurations et modernisations, la réduction du volume de l’emploi, donc de la masse salariale, est un élément clé de la politique patronale. Il en découle de même un accroissement de la productivité, c’est-à-dire de la masse de travail effectuée par un facteur dans un temps donné. Le facteur 2010 n’aura plus une «seconde à perdre», même si le courrier sera distribué de manière qualitativement inférieure à il y a dix ans. Ainsi, au cours du mois de juillet, la direction de PostMail a annoncé la réduction de 5 % des emplois du secteur, ce qui va concerner quelque 800 personnes, au moins. Une fois de plus, la direction du syndicom va accompagner cette «optimisation de la performance». Le souci prioritaire de la social-démocratie et des cadres du syndicom est la transformation de PostFinance en une banque: ils espèrent y trouver quelques strapontins rémunérateurs.

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La privatisation de La Poste en France : le détournement d’une mobilisation

Paru dans Attac

La situation actuelle
Le 12 janvier 2010, la Commission mixte paritaire (CMP) Assemblée Nationale – Sénat de France a adopté en procédure d’urgence le texte de loi qui établit que : « La Poste est transformée à compter du 1er mars 2010 en une société anonyme dénommée La Poste ». Et, à partir du 1er janvier 2011, l’activité postale est ouverte à la concurrence en France.

Début de la mobilisation
La mobilisation en France contre cette privatisation a commencé en octobre 2008. Le 8 octobre s’est réuni pour la première fois le comité parisien contre la privatisation de La Poste.
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La Poste: derrière la guerre des chefs, la privatisation rampante

Article pris dans le journal solidaritéS

Les remous qui ont agité la direction de La Poste ces dernières semaines, largement relayés par les médias, et ont conduit à la démission de Claude Béglé ne doivent pas faire oublier le véritable objectif obstinément poursuivi par le Conseil Fédéral, qui cherche simplement la meilleure personne pour le mener à bien : la privatisation totale du Géant jaune.

Sans doute Claude Béglé n’avait-il pas l’entregent requis pour conduire une privatisation qui n’est pas encore tout à fait acquise. Le Conseil fédéral marche en effet sur des œufs face à la menace d’un référendum de la gauche et d’une initiative récemment lancée par les syndicats visant à inscrire le service universel dans la Constitution. Et les déclarations tonitruantes de Béglé sur une Poste qui devrait être « gérée comme Nestlé » (NZZ, 9.01.2010), en finançant ses services par une expansion massive à l’étranger, risquaient de susciter la méfiance dans une opinion publique encore marquée par la débâcle de Swissair ou par les échecs répétés et ruineux de Swisscom sur les marchés asiatiques. De même, les mandats suspects d’un Béglé désireux d’arrondir ses fins de mois en travaillant pour des fonds d’investissement privés de Genève et de Dubaï s’accordaient mal avec l’image qu’on se fait du gestionnaire helvétique bien propre sur lui.

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La Poste : pourquoi pas un retour à l’expéditeur ?

Paru dans Le Courrier
Philippe Bach

Depuis plusieurs jours, le dossier de La Poste agite les esprits. Et il va continuer à le faire. Mais la polémique – en veut-on à Claude Béglé, le président du géant jaune, parce qu’il est romand ou parce qu’il pratique une politique de communication d’agité du bocal? – occulte la vraie nature des enjeux.
Car la réponse qui doit être trouvée est relativement simple: le volume du courrier diminue, comment assurer la rentabilité de l’entreprise? La stratégie du président de La Poste consiste à parier sur une expansion à l’étranger. Les voix plus prudentes espèrent, elles, trouver cette manne en permettant à La Poste d’exercer des activités bancaires.

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Service postal minimum : initiative à signer

Le Courrier, vendredi 27 Novembre 2009
Philippe Bach

Le Syndicat de la communication et le Parti socialiste suisse lancent une initiative pour assurer un avenir à La Poste. En clair: le texte présenté jeudi vise à garantir une desserte de l’entier du territoire, à l’heure où les bureaux ferment les uns après les autres. Cela doit se faire en réservant un monopole des lettres à cet établissement public (leur poids n’est pas précisé mais, dans la situation actuelle, La Poste a encore l’exclusivité pour les missives jusqu’à 50 grammes). Et en permettant au géant jaune d’ouvrir une banque postale, ce qui lui a toujours été refusé.

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Référendum citoyen, un autre monde est possible

Plus de 2 millions de Français ont dit « non » à la privatisation de la poste, ce week-end, par « référendum citoyen ». La question était claire:« Le gouvernement veut changer le statut de la Poste pour la privatiser, êtes-vous d’accord avec ce projet ? » Ce « non », c’est celui des usagers et des salariés. Ils savent que leur poste contribue à l’égalité entre les citoyens, les régions, ils n’oublient pas qu’une privatisation supprime l’emploi et dégrade les conditions de vie de ceux qui restent.

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