La longue histoire des biens communs

null« Une compétition fait rage, à travers l’histoire de la gratuité: des communautés décidées à soustraire certains champs ou objets à la pression marchande (qu’il s’agisse de subsistance, de connaissance, de soin…) font face à un capitalisme s’efforçant de capter ces sources potentielles de nouveaux investissements. »

C’est ainsi que commence un article de la revue française Vacarme sur les nouvelles enclosures. Un terme anglais beaucoup en usage au XIXe siècle, lorsque les paysans anglais ont été chassés des terres communes – privatisées, donc entourées de clôtures – qui leur permettaient de vivre des produits des champs et des forêts. Réduits à la misère, ils n’avaient alors pour seul choix que d’émigrer à la ville et travailler dans les usines modernes de la révolution industrielle.

Le professeur interrogé rappelle brièvement cette histoire avant d’arpenter les nouvelles dépossessions des biens communs, apparues dans les années 1970. Nous les connaissons: elles provoquent la réduction des espaces qui constituent « les Communs de la terre: les océans, l’Antarctique, les forête, l’atmosphère qu’on respire ». Il parle aussi de la connaissance, des OGM, des médicaments génériques, d’Internet, des logiciels libres et de la gratuité.

Bref, un article à lire par tout défenseur des services publics sur ces « communs » tellement alléchants, parce que tellement sources potentielles de nouveaux investissements: Les biens communs contre les nouvelles enclosures.

Image: Pâture à vaches, aujourd’hui privée, autrefois commune.
Source: Wikipédia, licence Creative commons, donc gratuite.

Référendum à signer contre la baisse de la LPP !

Pour la deuxième fois consécutive, le parlement veut diminuer les rentes du deuxième pilier. Après la baisse drastique du taux de conversion minimal LPP par le Conseil fédéral (de 4% en 2002 à 2% actuellement), cette nouvelle diminution constitue une étape significative dans le démantèlement social. Afin de garantir aux retraité-e-s une vie digne, la constitution prévoit que les rentes vieillesse couvrent au moins 60% du dernier revenu. Le projet de loi proposé ne permet pas d’atteindre cet objectif. Si cette dernière entrait en vigueur, les rentes du deuxième pilier diminueraient de plus de 10% d’ici à 2015. Cette baisse toucherait surtout des retraité-e-s qui comptent déjà chaque sou. Par ailleurs, une réduction de ces rentes déjà minimes mettrait en danger les bases de l’existence de nombreux futurs rentiers/-ières. Les personnes à revenu modeste ne sont pas en mesure de compenser cette baisse par des économies propres.

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