La Caisse unique et sociale refusée par le peuple

Les électeurs et électrices suisses ont donc refusé le projet de la Caisse unique et sociale de manière massive.
Tous ceux qui avions participé activement à la récolte de signatures et à la campagne, regrettons cette décision.
L’arrogance des opposants, les moyens financiers disproportionnés qu’ils ont utilisés pour combattre ce projet social démontrent la peur que celui-ci a engendrée chez les assureurs et dans les partis de droite. En effet, la Caisse unique et sociale est un projet pour une société différente, axée sur la solidarité et la répartition des richesses. Elle aurait permis de percevoir qu’une société plus égalitaire est possible. Mais les assureurs auraient perdu non seulement de l’argent mais en plus des immenses sommes d’argent qu’ils gagnent malgré que la LAMal dit expressément que l’assurance de base ne doit pas générer de bénéfice.
L’objectif de l’initiative de sortir l’assurance-maladie de base des mains des assureurs privés n’a pas été perçu. Les assureurs ont joué sur la peur d’une hausse des coûts pour certaines catégories de la population, alors que l’initiative posait deux grands principes : la socialisation de l’assurance maladie et la prime en fonction des capacités financières.
Le choix de l’électorat risque de renforcer les tenants néo-libéraux de la privatisation maximale de ce domaine. Ainsi le choix du médecin sera mis en cause, comme le sera aussi le catalogue des prestations. L’objectif de ces milieux est de réduire la portée de l’assurance obligatoire, pour favoriser les assurances complémentaires privées qui sont le gagne-pain des assureurs, dont le but principal est le bénéfice et non pas le bien-être général de la population.
Nous saluons l’acceptation de l’initiative dans les cantons du Jura et de Neuchâtel.

Remerciements pour la campagne Caisse unique du Mouvement populaire des familles

Chers-es tous,

Un grand merci à vous tous pour votre contribution et votre engagement en faveur de l’initiative. Un grand bravo aux Jurassiens et aux Neuchâtelois.

Bien que le résultat global soit désastreux, en y regardant de plus près l’on s’aperçoit que pratiquement partout ou des actions et une information de notre part ont pu être données avec une mobilisation importante et large, l’initiative a été acceptée que ce soit dans le JURA, à Neuchâtel, dans des villes comme Lausanne, Yverdon, Renens, Prilly, St Saphorin, Genève, Carouge, Vernier . De plus en tout cas pour ce qui est de Genève les quartiers populaires ont voté fortement pour l’initiative jusqu’à 62% de oui dans le quartier des Pâquis. Le retard pris en Suisse alémanique dans le débat sur la caisse unique n’a pas pu être rattrapé. Je tiens à remercier particulièrement Thérèse et Thomas pour tout ce qu’ils ont fait en Suisse Alémanique où la tâche s’est révélée insurmontable. Il n’y a pas de regret à avoir, nous avons fait tout ce que nous pouvions avec le peu de moyens que nous avions. L’initiative a permis de mettre au grand jour tous les problèmes que nous dénonçons en matière d’assurance maladie et a créé en tout cas en Suisse romande un débat au sein de la population comme très rarement atteint pour une votation. Nos adversaires ont réussi par leurs mensonges et leurs tromperies à semer le doute et la confusion surtout dans la classe moyenne.

Voilà quelques mots et quelques remerciements que je voulais vous transmettre.

Je vous rappelle encore la rencontre, du Comité national du lundi 21 mai à 10h15 à Comédia, pour faire le bilan de cette action et pour voir quelles suites nous entendons mener dans le domaine de l’assurance maladie.

Avec mes plus cordiales salutations.
Jean Blanchard
secrétaire général du MPF

Soutien aux employés de La Poste – décembre 2006

APPEL À MANIFESTER NOTRE SOLIDARITÉ AVEC LE SYNDICAT DE LA COMMUNICATION ET AVEC LES EMPLOYÉS DE LA POSTE
lundi 11 décembre 2006 à 19 h 30 au Casino de Montbenon à Lausanne (intérieur) (allée Ernest-Ansermet 3)

∆ NON à Ymago,
le projet de démantèlement du service postal, qui sous prétexte de restructuration, prévoit la suppression de nombreux offices postaux et de 400 à 500 emplois, sans égard ni pour les employés ni pour les usagers soumis à de nouvelles restrictions…

∆ NON aux licenciements:
après avoir pressuré le personnel de différentes manières, les dirigeants s’apprêtent à jeter ceux qui ne pourront pas s’adapter aux changements et aux nouvelles exigences…

∆ NON aux baisses de salaires:
ceux qui voudront garder leur emploi, devront s’attendre à subir un déclassement accompagné d’une baisse de leur salaire, alors que La Poste fait des centaines de millions de bénéfice…

∆ OUI au service public
qui respecte ses employés et ses usagers, et n’est pas aux ordres d’un grouvernement qui vise uniquement un rendement maximum… pour le bénéfice des actionnaires.

Créée à la suite de nos luttes pour sauver les bureaux de postes lausannois – luttes qui continuent par la défense du service public – ACIDUS participera à la manifestation de lundi soir 11 décembre. Nous invitons tous nos membres à se joindre au comité et à prouver ainsi leur engagement concret pour le service public. Merci d’avance.

Le service public et ses usagers

(Source : La Documentation française)

L’évolution du rapport des usagers aux services publics est au coeur de la remise en question du mode traditionnel de fourniture des services publics. Longtemps, pourtant, les usagers n’ont pas eu un rôle prééminent dans la définition et l’évolution des services publics, le point de vue des ingénieurs l’emportant souvent devant les considérations d’accès et de facilité d’usage lors des choix décisifs en matières de fourniture des services publics.

Or, l’émergence de la notion de service public s’est fondée en grande partie sur l’importance à accorder aux droits des utilisateurs des services publics. La reconnaissance des droits des usagers face aux services publics remonte à l’arrêt Syndicat des propriétaires et contribuables du quartier Croix-de-Seguey-Tivoli du Conseil d’Etat de 1906.

De même, les droits de l’usager des services publics font partie à part entière de la notion de service public pour l’école du service public, et notamment Pierre Laroque qui les juge fondamentaux.

Ce n’est cependant que récemment que la singularité de l’usager a été réintroduite dans la conception du service public. Longtemps la logique domnante fut celle de l’offre, avant la considération des intérêts et besoins de l’usager : « l’usager est tenu de rentrer dans les cadres imposés par les contraintes propres aux services publics » (Jeannot, 1998).

On a assisté ainsi à un renforcement progressif de la dimension marchande du service public, même si l’idée que l’usager doive payer le service à son coût est présente depuis longtemps dans la notion de service public à la française. Auparavant, ce dernier était avant tout vu comme devant être servi uniformément (principe d’égalité).

Cette évolution est en partie due à la libéralisation de certains secteurs qui ont offert la possibilité aux usagers de s’adresser à des prestataires autres. Peu à peu, sous l’effet conjugué de la libéralisation, mais aussi d’attentes croissantes vis-à-vis du service rendu, nous sommes passés d’une logique d’usager à une logique (dans une certaine mesure) de client dans les services publics en réseaux.

Ce phénomène est particulièrement visible dans les télécommunications, où le client peut désormais choisir l’opérateur de son choix, voire dans l’énergie où la concurrence avec l’opérateur historique autrefois monopole public commence à se développer pour certains consommateurs éligibles. Dès lors, la qualité de la prestation devient plus importante que la seule présence du service. Le service public doit tenir compte de ses usagers, offrir des prestations différenciées selon les préférences des clients, au risque même de remettre en question le principe d’égalité devant le service public qui veut que tous les usagers soient traités de la même manière.

L’obsolescence de la notion d’usager dans les services publics français provient également de l’influence exercée par la commission européenne où la rethorique du consommateur est fortement présente.

Le problème de la continuité des services publics en cas de grève des agents n’en devient que plus polémique. Les exigences des Français en termes de qualité et de performance des services publics trouvent écho chez les hommes politiques et en particulier chez le Président de la République , ce qui se traduit désormais régulièrement par des propositions de loi en faveur d’un service minimum.

Ce nouveau regard des Français et des européens à l’égard des services publics a fortement contribué à la redéfinition des contours du service public.

(Source : La Documentation française)

Assemblée générale d’octobre 2006 : groupe CMUS

Notes sur la participation d’ACIDUS à la campagne CMUS

ACIDUS s’est engagée, début 2006, aux cotés du comité vaudois pour une Caisse Maladie Unique et Sociale. Ceci, dans l’optique de notre charte, qui est non seulement de défendre le service public mais aussi de le développer.
A ce jour, 25 associations soutiennent la Caisse Unique, des comités régionaux ont été mis en place dans les cantons de Vaud, Fribourg, Jura, Neuchâtel, Genève, Tessin, ainsi qu’à Berne et à Bienne. La Caisse Unique suscite peu d’intérêt en Suisse allemande, les primes des assurances y étant en général moins élevées qu’en Suisse romande.
Le départ a été difficile pour le comité suisse. Les partis et certains syndicats ayant décidé de faire campagne chacun pour son propre compte, l’argent (ce nerf de la guerre) et les forces à disposition se sont trouvés divisés au lieu d’être regroupés.
Le comité vaudois a réussi à garder une certaine cohésion et après des débuts laborieux a arrêté une stratégie de campagne. Certaines activités telles que tracts et conférences de presse sont élaborées avec les autres comités romands.
Pour le canton de Vaud sont également au programme :
– Annonces de presse courtes avec photos de professionnels de la santé militant pour le oui.
– Stands de marché avec distribution de tracts, argumentaires et réponses aux questions des citoyens.
– Rencontres/débats dans les régions de Cossonay/Echallens – Yverdon – Vevey – la Broye/Payerne – Nyon – Lausanne.
– Lettre type à envoyer aux membres des associations.
Les membres intéressés par une participation à certaines de ces activités peuvent s’inscrire à l’adresse mail suivante :
anne.rouyet-dupont@citycable.ch
Les dates des différentes rencontres/débats sont les suivantes :
Echallens,annexe de la grande salle du château le 17 janvier à 20h
Université de Lausanne le 24 janvier à 17h15
Vevey, salon rouge du Casino du rivage le 29 janvier à 20h
Nyon, salle communale, place du Château 2 le 31 janvier à 19h30
Yverdon-les Bains, salle paroissiale d’Yverdon, rue Pestalozzi 6
le 13 février à 14h.

Assemblée générale octobre 2006 : rapport du groupe AGCS

Groupe AGCS (Accord général sur le commerce des services)

Lausanne Zone hors-AGCS :
Anne ma sœur Anne…nous attendons encore et toujours que Lausanne, se déclare «Hors-zone AGCS», comme tant d’autres villes. En Suisse par exemple, c’est le cas de Genève, Bâle, Zurich, Berne ainsi que près de 70 communes de notre pays. Ailleurs en Europe, on peut citer comme villes «Zone hors-AGCS» Paris, Lyon, ( + de 900 collectivités en France), Vienne, Turin, Montréal, Vancouver ainsi que différents Etats américains.

Une motion du groupe POP et Gauche en mouvement, demandant que Lausanne soit déclarée zone hors-AGCS, a été présentée au Conseil communal de Lausanne au printemps 2004 et renvoyée à la Municipalité pour étude et rapport-préavis le 5 décembre 2004.
La réponse municipale du 9 juin 2005 émettait un préavis négatif mais le plénum s’est prononcé contre la réponse municipale, par 39 voix contre et 38 voix pour au vote à main levée, et au vote nominal. La Municipalité a ainsi été invitée à donner une autre réponse qui est actuellement en discussion au Conseil communal. Nous attendons sa décision avant la fin de l’année. Ce préavis propose que Lausanne se déclare Zone Hors-AGCS.

Nous avons écrit une lettre personnelle à tous les conseillers communaux lors de la discussion du premier ainsi que du 2ème préavis. Nous leur avons rappelé ce qu’était l’AGCS – qui reste encore méconnu ou sous-estimé et nous leur avons demandé de déclarer la ville de Lausanne Zone Hors-AGCS.

Convention internationale des collectivités locales pour la promotion du service publique publiques face l’AGS

Nous avons participé à cette convention internationale des collectivités locales pour la promotion du service publique publiques face l’AGCS, qui a eu lieu les 28 et 29 octobre derniers à Genève.
Nous avons assisté aux réunions préparatoires et envoyé dans toutes les communes de Suisse déclarées «Zone Hors-AGCS» des lettres pour appeler ces communes à participer. Nous avons participé aux conférences et profité pour distribuer des papillons et nous faire ainsi mieux connaître.
Le but de cette manifestation était de souder les liens entre les collectivités attachées aux valeurs de la démocratie et de service public, renforcer la coopération les élus locaux, les organisations syndicales, les mouvements sociaux et les ONG qui souscrivent à cette dynamique.

Association de communes
Une Association de communes suisses «Zone Hors-AGCS» est en passe de se constituer. Nous avons eu différents contactes avec le syndic de Romainmôtier, M. Pascal Lugon, un municipal, M. Fabrice De Icco, ainsi qu’un municipal de Renens, M. Jacques Depallens, et un membre d’Attac-Vaud, M. Ounsi El-Daif. Mais pour l’instant l’Assemblée constitutive n’a pas encore eu lieu, et ceci malgré le suivi « de près » de l’un de nos membres !

Assemblée générale d’octobre 2006 : rapport sur diverses activités

Activités diverses:

Questionnaire 2006
Nous avons décidé de soumettre un questionnaire à tous les candidats et candidates aux élections communales de ce printemps, de tous les partis qui se présentaient. Il concernait leur position à l’égard des services publics. Nos questions passaient en revue à des domaines importants au niveau communal et une question concernait l’AGCS. Les candidats pouvaient y inscrire leurs commentaires et il faut dire que cet espace a été largement utilisé et fort bien.
Le questionnaire avait un double but. D’un côté, leur demander certes leur position et dans le futur, au besoin, la leur rappeler. Mais il s’agissait aussi d’attirer l’attention des candidats et candidates sur les Services publics, les dangers qu’ils courent, ou souligner l’importance de cette menace, ainsi que de permettre aux électeurs d’accéder à leurs réponses et commentaires pour s’en faire une idée.
L’une de nos membres a élaboré une synthèse par parti et par candidat, les commentaires des candidats, une statistique et enfin une fiche explicative pour décoder le tout à l’aide de différentes couleurs.
25 % des candidats (tes) nous ont répondu. Sans surprise, les partis de droite ne se sont pas rués sur notre questionnaire. Les verts ont été plus nombreux à nous répondre mais la grosse masse des réponses est venue des socialistes et de A Gauche Toute !
Il est sur notre site pour consultation.
Il nous a aussi permis de faire connaître ACIDUS.

Pour faire connaître ces résultats, nous avons organisé une conférence de presse le 24 février. Nous n’avons pas attiré les foules, mais un compte rendu a été publié dans 24 Heures.
Au marché le samedi matin, nous avons tenu deux stands d’information, le 25 janvier et le 4 mars, à la rue Haldimand. Et là oui, ça a très bien marché, malgré le froid qui sévissait à cette époque. Les gens s’arrêtaient, discutaient, prenaient notre documentation, les tartelettes au citron faites par nos soins. Nous avons également transmis les résultats aux associations sœurs et aux partis politiques.

21 mai
Le 21 mai a eu lieu la votation sur la modification des articles constitutionnels sur la formation. Après discussion, ACIDUS s’est rangée du côté des opposants, considérant ce projet antidémocratique, car il soustrait au contrôle parlementaire des pans entiers de l’éducation et de la formation. Mais ces modifications constitutionnelles permettront à terme le financement public d’institutions privées, ce qui est inacceptable du point de vue de l’inégalité des chances, et institutionnalisent la présence des milieux économiques au sein des instances fédérales de décision dans le domaine des hautes écoles.
Un communiqué de presse a été envoyé aux médias et un lien était donné sur notre site pour que les votants puissent s’informer.

Procédures de consultation
L’un de nos membres a écrit pour que ACIDUS soit reconnue comme une association pouvant participer aux procédures de consultation fédérales et cantonales, selon l’article 86, alinéa 1 et 2 de la nouvelle Constitution vaudoise. Nous pourrons ainsi participer aux diverses consultations conduites par le canton.

Recherche de sites et liens
L’un de nos membres a mené une recherche ardue de liens et sites en relation avec les sujets qui intéressent le service public. Nous l’en remercions, sachant que ce travail demande un investissement important en temps et espérons que, même s’il quitte le comité, il continuera à nous aider dans ce domaine, et dans d’autres, pourquoi pas !