Communiqué de presse du 1er juillet 2026
Comité unitaire NON à l’initiative 12%
L’initiative de l’arnaque fiscale : 300 millions de cadeaux fiscaux pour les plus riches, 300 millions de coupes pour la population
L’initiative 12%, soumise au vote le 27 septembre prochain dans le canton de Vaud,
est présentée par ses initiant-es comme une baisse d’impôts générale. En réalité,
cette arnaque est un cadeau fiscal massif de près de 300 millions de francs, capté
avant tout par les très hauts revenus et les très grandes fortunes. Réuni aujourd’hui
en conférence de presse à Lausanne, le comité unitaire du NON dénonce une
initiative inégalitaire et dangereuse pour les prestations publiques. Il appelle les
Vaudoises et les Vaudois à rejeter clairement ce texte dans les urnes.Derrière le slogan trompeur d’une baisse d’impôts pour toutes et tous, l’initiative 12%
organise en réalité un cadeau fiscal taillé sur mesure pour les plus riches. Son mécanisme est profondément injuste : plus on gagne, plus on possède, plus on reçoit. Les chiffres sont sans appel : sur les 100 millions de baisse de l’impôt sur la fortune, 85% iraient aux 10% les plus fortunés, tandis que 70% des Vaudoises et Vaudois n’en verraient tout simplement pas la couleur. Sur l’impôt sur le revenu, le chiffre de 12% n’est pas correct, car 7% ont déjà été accordés par le Grand Conseil. Sur les 5% restants, près des trois quarts du cadeau fiscal seraient captés par le quart des contribuables les mieux payés, alors que les revenus les plus bas ne recevraient rien. Cette initiative n’est pas une mesure pour la population : c’est une opération politique au service des plus privilégiés.
Non à la tromperie sur les ordres de grandeur
Lancée en 2022, dans un contexte budgétaire diamétralement différent, l’initiative ne tient aucun compte de la situation actuelle du canton. Les initiant-es n’ont d’ailleurs pas pris le soin d’adapter leur argumentaire et prétendent toujours que tout va bien pour les finances vaudoises. Or depuis trois ans, l’État de Vaud présente un budget déficitaire. Dans ce contexte, priver l’État de près de 300 millions dès 2027 n’a rien d’anodin : c’est une attaque frontale contre la capacité du canton à financer les prestations publiques
essentielles à la population.
Depuis le lancement de leur texte, les initiant-es refusent pourtant de dire clairement où ils entendent couper pour financer leur cadeau fiscal. Leur stratégie est simple : promettre une baisse d’impôts en évitant soigneusement le débat sur ses conséquences concrètes pour les services publics. Et si l’initiative était acceptée, les mesures devraient être prises immédiatement, dans l’urgence, puisque le texte entrerait en vigueur dès le 1er janvier 2027 !
Article du Courrier du 2.07.2026