Loi sur l’énergie : fin des travaux de commission

La Commission de l’environnement et de l’énergie (CENEN) a terminé les travaux d’examen de la loi sur l’énergie (LVLEne), un projet emblématique de la législature 2022-2027. Après 21 séances et de nombreuses auditions, la commission propose plus de 70 amendements pour affiner la loi, tout en soutenant ses principaux objectifs, soit diminuer les rejets de CO2 et sécuriser l’approvisionnement énergétique du canton. Elle recommande d’accepter l’entrée en matière sur le projet de loi et de soutenir en vote final le projet tel qu’amendé par ses soins.

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Électricité: la libéralisation sera la catastrophe assurée

Dans le cadre des bilatérales III, le Conseil fédéral entend libéraliser le marché de l’électricité, avec pour conséquences la fin de la protection des prix pour les consommateurs-trices et des entraves à la transition énergétique.
L e Conseil fédéral s’est engagé vis-à-vis de la Commission européenne à libéraliser le secteur de l’électricité, au nom de la sécurité de l’approvisionnement. Le doute est permis. D’une part parce que la connexion au réseau européen est déjà garantie par des contrats. D’autre part parce que la libéralisation n’a pas empêché des blackouts en Scandinavie, au Royaume-Uni, en Californie ou en Italie. Ceux-ci sont, au contraire, la conséquence de l’opposition fondamentale entre les intérêts commerciaux des entreprises productrices et la nécessité d’une gestion sûre du réseau.

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Gaz sale et hypocrisie suisse

Les œuvres d’entraide exigent la justice climatique.
Du gaz sale financé depuis la Suisse. Plusieurs délégué·es autochtones du Mexique et du Texas ont pris leur bâton de pèlerin et fait du lobbying en Suisse. En lutte contre un projet de gazoduc lié à un programme de fracking, une forme d’extraction du gaz naturel extrêmement polluante, ils et elles dénoncent le fait que ces entreprises sont financées par des banques suisses, dont la Banque nationale (BNS).

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Le beurre, l’argent du beurre et…

Jusqu’à il y a quelques mois, les gros consommateurs d’électricité étaient considérés par certains chantres du libre marché comme les premiers chanceux à pouvoir bénéficier de tarifs avantageux alors que ménages et petites PME, prisonniers du marché régulé, devaient, eux, débourser davantage pour les mêmes électrons en attendant une libéralisation complète du marché. La suite, on la connaît.

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La France se retire du Traité sur la charte de l’énergie !

Vendredi 21 octobre, Emmanuel Macron a annoncé que « la France avait décidé de se retirer du Traité sur la charte de l’énergie », ce Traité qui retarde, renchérit ou bloque la transition énergétique. C’est sans doute l’une des premières fois que des règles ou institutions nés avec la mondialisation sont officiellement reconnues comme antinomiques avec la lutte contre le réchauffement climatique. Voilà une brèche importante.

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Les riches polluent (beaucoup, beaucoup) plus

Selon une étude récente, un individu faisant partie du club des 0,01% les plus riches émet 1660 fois plus de CO2 qu’une personne de la moitié la moins nantie de la planète. Les 0,01% les plus fortunés, soit près de 770’000 personnes, émettent chacun l’équivalent en CO2 de plus de cent vols aller-retour en classe économique entre Londres et New York par mois pendant une année… Ici, avion décollant au-dessus de jets privés à l’aéroport de Genève.

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Le PS propose un plan de restructuration du marché de l’électricité

Plutôt qu’une aide aux ménages, c’est une restructuration totale du marché de l’électricité qui est urgente, selon le PS.
Sur fond d’explosion des prix de l’énergie, le Parti socialiste suisse présente un plan de restructuration totale du marché de l’électricité. « Il a besoin de plus de service public et de moins de spéculation », déclare le chef du groupe parlementaire Roger Nordmann.

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Le marché. Quel marché?

Nous vivons des temps un peu curieux. L’envolée du prix de l’énergie, et particulièrement celui de l’électricité, brouille certains repères. Ainsi, n’a-t-on pas vu l’Union suisse des arts et métiers (USAM), ce repaire de patrons udécistes et néolibéraux, plaider pour que les entreprises qui avaient opté pour le marché libéralisé – prétendument moins cher – puissent retourner dans le giron de l’État et bénéficier de tarifs régulés, maintenant que la pénurie envoie le prix du kilowattheure à des hauteurs stratosphériques.

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