Le 14 novembre 2001, après d’intenses négociations entre pays du Nord et du Sud, la Déclaration de Doha sur les Aspects de Droits de Propriété Intellectuelle qui touchent au Commerce (ADPIC, ou TRIPS en anglais) et la Santé publique était adoptée lors d’une Conférence ministérielle de l’OMC au Qatar. Ce texte réaffirmait le droit des Etats membres de l’OMC d’exploiter pleinement toutes les flexibilités contenues dans l’Accord ADPIC afin de protéger la santé publique et promouvoir l’accès aux médicaments pour tous. Si la percée politique de cette Déclaration était majeure en 2001, le bilan de sa mise en œuvre, dix ans plus tard, reste mitigé. Continuer la lecture
Archives de catégorie : Réflexions
Signez l’appel pour un audit citoyen de la dette publique !
Pour un audit citoyen de la dette !
… et le lancement d’un vaste débat démocratique
Écoles, hôpitaux, hébergement d’urgence… Retraites, chômage, culture, environnement… nous vivons tous au quotidien l’austérité budgétaire et le pire est à venir. « Nous vivons au-dessus de nos moyens », telle est la rengaine que l’on nous ressasse dans les grands médias.
Maintenant « il faut rembourser la dette », nous répète-t-on matin et soir. « On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France ». Continuer la lecture
Ralentir la ville
Fin novembre, le ROC (Réseau Objection de Croissance) Vaud organisait un colloque intitulé « Ralentir la Ville », reprenant ainsi le thème d’une journée tenue à Vaux-en-Velin au printemps dernier. L’idée du ralentissement fait donc son chemin chez tous ceux qui rêvent d’une ville à visage humain : conviviale, solidaire, apaisée et donc… ralentie ! Autant d’idées à mettre en avant à l’occasion des élections municipales qui auront lieu ce printemps dans les cantons de Vaud et Genève.
La longue histoire des biens communs
« Une compétition fait rage, à travers l’histoire de la gratuité: des communautés décidées à soustraire certains champs ou objets à la pression marchande (qu’il s’agisse de subsistance, de connaissance, de soin…) font face à un capitalisme s’efforçant de capter ces sources potentielles de nouveaux investissements. »
C’est ainsi que commence un article de la revue française Vacarme sur les nouvelles enclosures. Un terme anglais beaucoup en usage au XIXe siècle, lorsque les paysans anglais ont été chassés des terres communes – privatisées, donc entourées de clôtures – qui leur permettaient de vivre des produits des champs et des forêts. Réduits à la misère, ils n’avaient alors pour seul choix que d’émigrer à la ville et travailler dans les usines modernes de la révolution industrielle.
Le professeur interrogé rappelle brièvement cette histoire avant d’arpenter les nouvelles dépossessions des biens communs, apparues dans les années 1970. Nous les connaissons: elles provoquent la réduction des espaces qui constituent « les Communs de la terre: les océans, l’Antarctique, les forête, l’atmosphère qu’on respire ». Il parle aussi de la connaissance, des OGM, des médicaments génériques, d’Internet, des logiciels libres et de la gratuité.
Bref, un article à lire par tout défenseur des services publics sur ces « communs » tellement alléchants, parce que tellement sources potentielles de nouveaux investissements: Les biens communs contre les nouvelles enclosures.
Image: Pâture à vaches, aujourd’hui privée, autrefois commune.
Source: Wikipédia, licence Creative commons, donc gratuite.
RALENTIR LA VILLE
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Colloque organisé par Le Réseau Objection de Croissance (ROC-VD)
Samedi 27 novembre au Théâtre de Vidy
Dans un monde confronté à ses limites, face aux profonds changements structurels de la société, à la menace climatique et à la pénurie énergétique qui s’annoncent, il est urgent d’envisager de nouveaux modèles. Pour dessiner des nouveaux horizons du mieux vivre ensemble, quatre thématiques urbaines seront abordées par des intervenant-e-s d’ici et d’ailleurs, qui partageront leurs expériences autour de tables rondes ouvertes au public.
Impôts et service public : un lien direct
Acidus vous présente cet article convaincu que le lien entre notre association et ce qui arrive en Grèce est important : si nous voulons défendre les usagers des services publics, nous devons défendre le peuple grec et nous opposer à ce que l’Europe leur impose. Ce plan financier va entraîner la baisse des prestations et la baisse de la qualité du service public.
Grèce : non aux marchés financiers
La Suisse dépose le projet de loi d’Allocation Universelle
dimanche 28 mars 2010
La Suisse via son parlementaire Zisyadis Josef propose depuis le 18/03/2010 un projet de Loi d’Allocation Universelle, l’information est suffisamment importante pour que je poste le projet intégralement…
Pour les grincheux abrutis par l’absence de travail personnel dans la réflexion et le copier-coller conforme à des dogmes idéologiques bidonnés du siècle passé, je tiens à préciser en préambule que le Dividende Universel est proposé en France par Christine Boutin, Alternative Libérale, et Europe Ecologie , est défendu en Allemagne sous le nom de Revenu de Base, et toutes les sources nécessaires à sa compréhension tant théorique que pratique avec des liens vers ses mises en application sont présentes dans l’article Wikipedia qui le traite.
Colère : soumission-insoumission et création politique
Le colloque à l’université de Lausanne (Institut d’études politiques internationales de l’université de Lausanne, UNIL-IEPI) du 23 au 25 avril 2010 se veut international, interdisciplinaire, inter-expériences, intergénérationnel (transmission).
Ce colloque a pour but de réfléchir, débattre sur la pensée et l’action dans le pouvoir depuis une passion politique – la colère – quand elle se vit dans la dynamique entre soumission et insoumission, quand elle est envisagée dans ses potentialités de création politique. (…)
Lieu : Université de Lausanne, Campus Dorigny, Bâtiment Anthropole, Salle A1121. Métro M1 : arrêt Dorigny
Plus d’une centaine de conférenciers (experts de divers domaines, professionnels, chercheurs, militants, étudiants, de Suisse, d’Europe, des Amériques, d’Afrique, Chine).
Responsable du colloque : Marie-Claire Caloz-Tschopp
Programme complet sur le site du colloque
L’Europe n’est pas condamnée à n’être qu’une sorte de grand supermarché
Paru le Lundi 02 Mars 2009
Propos recueillis par Philippe Bach dans Le Courrier
INTERVIEW – Le politologue Pierre Bauby était de passage à l’Institut national genevois. Il évoque l’impact du processus d’intégration européenne sur l’administration et les services publics.
L’Institut national genevois (ING) a invité jeudi dernier Pierre Bauby pour une conférence sur la «Transformation des services publics en Europe: bilan et perspectives». Docteur en science politique et enseignant, le Français Pierre Bauby a publié de nombreuses recherches sur les enjeux de l’Etat moderne, l’impact du processus d’intégration européenne et les conséquences de la libéralisation qui a bouleversé des secteurs traditionnellement dévolus à l’Etat. Entretien.
Dans vos ouvrages, vous évoquez l’impact du processus d’intégration européenne sur des entités administratives qui ont chacune leur propre histoire. Quelles sont les différences réelles entre ces administrations?
Pierre Bauby: La plupart des administrations ont été construites à partir du XIXe siècle sur un socle similaire, celui de la création de l’Etat-nation. Reste que, si l’on prend par exemple des pays comme la France et l’Allemagne, vous avez ensuite des réalités administratives très différentes avec un Etat français centralisé alors que l’Allemagne, elle, est très décentralisée.
Comment l’entreprise usurpe les valeurs du service public
Dévouement forcé pour les uns, dévouement interdit pour les autres
Alors que les agents du service public sont sommés d’oublier leurs missions pour engranger des profits, le management rebat les oreilles des salariés du privé avec les valeurs d’excellence et de dévouement. Ainsi, ceux qui sont au service de la collectivité se voient interdire de remplir leur rôle, tandis que ceux qui travaillent pour des intérêts particuliers doivent prétendre se consacrer à une noble cause. Comment s’étonner des souffrances que génèrent de telles situations ?
Par Danièle Linhart in Le Monde Diplomatique du 29 septembre 2009