2006 : 837 millions de bénéfice à La Poste : merci à M. Gygi qui les a obtenus grâce aux augmentations de tarifs et aux diminutions de postes.
Fin 2007 : loi en révision pour plus de libéralisation : merci à M. Leuenberger qui bradera notre service public.
Aujourd’hui nous payons 30 centimes par versement qui sont piqués à celui qui reçoit l’argent. C’est qu’il faut des méthodes prouvant aux futurs actionnaires privés de La Poste que l’on sait tondre le client comme il faut dans une société libérale de sorte.
Christiane
Frais de la santé maîtrisés ?
Il paraît qu’il ne faut pas revenir sur la caisse unique et sociale, MAIS quand même : 67% des frais de santé sont à la charge des ménages. Depuis l’arrivée de M. Couchepin, primes + participations (quote part) + franchises font ensemble en moyenne par an et par personne (bébés y compris), 2’435.- francs en 2004, 2’155.- francs en 2003, 2’057.- francs en 2002 et 1’667.- en 1997 sous Ruth Dreifuss. M. Couchepin devrait voir son gros nez s’allonger quand il prétend avoir maîtrisé l’augmentation depuis son arrivée. Pour lui, mentir n’est rien, sauf si l’on se fait prendre. Et bien, c’est fait.
Christiane
SAN : 16′071 signatures validées !
Lundi 2 juillet, les 16’071 signatures valables contre la privatisation du SAN (Service des automobiles et de la navigation) récoltées par les syndicats du service public et les partis de gauche, ainsi que (dans une bien plus petite proportion évidemment) notre association, ont été déposées par le Comité référendaire.
C’est une belle réussite pour la défense du service public. Le peuple vaudois montre ainsi son attachement à un service public pourtant décrié. Il n’y a pas que le syndrome du « moindre coût » qui importe. Dans ce cas, les conditions d’emploi et de travail du personnel du SAN devront être améliorées d’urgence.
Dans la série « La Poste se fiche du monde »
Vous l’avez peut-être reçu au boulot : c’est un dépliant cartonné avec un pliage incroyable genre origami présentant le « monde passionnant de l’affranchissement moderne ».
Un premier coup d’œil nous apprend qu’il s’agit encore d’un mailing qui a dû coûter très-très-très cher…
Quant au contenu: néant, rien à signaler ! Non seulement ce dépliant ne donne aucune information concrète, mais il contient un CD-rom débile du
« making of » (qu’est-ce qu’on s’en fiche !!!) de la pub – elle-même édifiante de bêtise – qui paraît sur le site Internet de la poste.
Voici donc quelques extraits édifiants des « nouvelles solutions d’affranchissement »: http://www.postmail.ch/fr/index_pm/pm_frankieren ; cliquez sur « Laissez-vous conseiller… » et armez-vous de patience. La nénette qui nous accueille dans son fascinant univers virtuel, bourré d’anglicismes et de prétendues informations, se livre à une présentation interminable. On nous avertit pourtant d’emblée que cette starlette de guichet rêve depuis toujours de nous vendre des timbres-poste.
Une belle illustration de la sottise des cadres de la poste. Ces « taupes managers » en effet n’hésitent pas financer une production d’une vacuité pitoyable tandis qu’ils consacrent leur temps et ce qu’ils ont de cerveau à passer leurs employés au presse citron, les surveiller jusqu’aux toilettes, les foutre à la porte et -supplément gratuit- à fermer partout où ils le peuvent des bureaux postaux. Pas par pur sadisme, même pas… tout simplement pour faire augmenter leurs propres primes.
Nous, tout ce qu’on lui demande à la poste, c’est de distribuer nos lettres et nos paquets ponctuellement, de ne pas augmenter les tarifs et de traiter correctement ses employés.
On a pas besoin de tout ce blabla ! Il ne s’agit quand même que de timbres-poste !
Sabine
Les CFF ne renseignent pas leurs clients valablement !
Suite à une course d’école organisée dans le cadre de la garderie, deux choses nous ont interpelées :
– En allant chercher notre billet de train, combiné avec le bateau, on nous a dit qu’il y avait une offre. Le billet de la CGN de Lausanne à Vevey était à 5.- pour adultes et enfants, à la place de 6,60.- et qu’il fallait voir directement avec la CGN. Renseignements pris à la CGN, nous avons appris que seules les écoles y avaient droit. La question que l’on s’est posée est la suivante : pourquoi les écoles peuvent-elle profiter d’un tarif préférentiel sur les bateaux de la CGN, alors que les garderies ne sont pas du tout concernées par cette offre ?
– Ensuite, la garderie achète un billet combiné collectif pour 540.- (44 enfants de 18 mois à 5 ans et 11 adultes).
L’objectif de cet achat conséquent est de pouvoir bénéficier d’un wagon réservé pour la garderie, de façon à pouvoir disposer de places assises dans le train du retour, pour des enfants fatigués de leur journée et vite déstabilisés par les séparations du groupe.
Nous avons appris à nos dépens, qu’en réalité, un billet de groupe ne garantit des places réservées que sur les trains directs ! Pour le train que nous avons pris, à savoir un train régional, les CCF ne rajoutent pas de wagon.
Par conséquent, notre groupe a dû occuper les places restantes de 2 wagons de 2ème classe, ainsi qu’une partie des places d’un wagon de 1ère classe. (Le chef de la gare de départ, nous ayant autorisé à le faire au vu du jeune âge des enfants.)
Suite à cette expérience, nous trouvons regrettable que les CFF ne nous aient pas fourni toutes indications lors de l’achat du billet de groupe.
Lors d’une prochaine sortie, chaque adulte prendra 4 enfants avec lui, ainsi le prix du billet sera fortement diminué, puisque sous cette formule, les enfants au-dessous de 6 ans ne paient pas.
L’équipe d’une garderie
Entre le city management et La Poste, y a-t-il un lien ?
Citymanagement. Avez-vous entendu parler ? C’est la taxe que, depuis le début du mois de juin, la Municipalité de Lausanne veux faire payer à tous les commerçants pour animer la ville et développer le commerce. Le but du citymanagement est de transformer la ville en parc d’attractions pour que les chalands dépensent en ayant l’impression de s’amuser.
Un peu la même chose que La Poste. A la place d’améliorer ses prestations de service public, La Poste est devenue un grand supermarché dans lequel, pendant que vous attendez sagement votre tour pour poster vos lettres, vous pouvez acheter de l’antigel pour votre voiture, un livre de recettes ou une barre de chocolat.
Et bin, si cet état de faits vous a fâché, maintenant vous pourrez rire ! Comme La Poste est devenu un magasin comme un autre, elle aussi sera assujettie à cette taxe ! Comme les magasins privés. Vous avez dit rire ? Plutôt pleurer ! C’est la marque supplémentaire que nous devrons encore beaucoup nous battre pour que La Poste continue dans les mains du service public !
Définition du Citymanagement:
Il s’agit d’une taxe dégressive prélevée en fonction du nombre d’employé-e-s et pèse donc sur le travail et sur l’emploi. Elle touche directement l’emploi et absolument pas le bénéfice. Donc le cordonnier de la Borde avec un ouvrier ou la coiffeuse de Montelly avec une shampouineuse paieront la même somme que le bijoutier de la rue de Bourg avec une vendeuse. Le plancher a été finalement fixé 60% plus cher que celui décidé par le Conseil communal pour les petits commerçants et le plafond 20% moins cher que celui décidé par le Conseil communal pour les grandes surfaces.
En clair, cette taxe propose que tous les commerçants paient pour sauvegarder certains commerces à haute valeur ajoutée dans le centre ville, c’est-à-dire rue Bourg, St François. En effet, les manifestations de quartier, d’après les commerçants, elles favorisent la convivialité, la mixité, fidélisent les clients du quartier et diminuent probablement incivilité et violence, mais n’amènent pas forcément de nouveaux clients. Les petits commerçants sont remontés à bloc contre cette taxe.
Il s’agit d’un projet consumériste qui va favoriser un certain type de commerces de luxe au centre-ville au dépens des autres commerçants de quartier et réintroduire plus de voitures en ville. Il n’a rien à voir avec le service public.
Juste une phrase …
« Il y a déficit démocratique quand le cercle des gens qui décident ne correspond pas au cercle des gens qui subissent les conséquences de la décision. »
Jürgen Habermas, philosophe allemand
L’empire de la consommation, La planète comme shopping center, par Eduardo Galeano
Mondialisation.ca, Le 22 mai 2007
EcoPortal
Un joli texte sur la toxicomanie consommatoire du GRAND écrivain Eduardo Galeano.
Le droit au gaspillage, privilège de quelques-uns, est censé être une liberté collective. La civilisation actuelle ne laisse pas dormir les fleurs, ni les poules, ni les gens. Dans les serres, les fleurs subissent la lumière en continu, afin qu’elles fleurissent plus vite. Dans les usines à œufs, même les poules ont été interdites de nuit. Les gens ont également été condamnés à l’insomnie, à cause de l’anxiété d’acheter et de l’angoisse de payer.
L’explosion de la consommation dans le monde actuel fait plus de bruit que toutes les guerres et met le monde plus en émoi que tous les carnavals. Comme le dit un vieux proverbe turc : « Qui boit à crédit, se soûle deux fois ». Continuer la lecture
Conséquences de l’accord AGCS dans le domaine de l’enseignement supérieur en Suisse
Le présent texte a été présenté au Conseil de Faculté des SSP, Université de Lausanne, le 14 juin 2007, par Julien Sansonnens
L’accès pour toutes et tous à l’enseignement supérieur selon le principe de l’égalité des chances est un acquis démocratique majeur. C’est précisément parce que la logique du privé va à l’encontre d’une formation universitaire de qualité pour tous, idéalement sans distinction d’origine sociale, que nous sommes attachés à l’éducation publique. Pour nous, le service public est un bien précieux qu’il s’agit de défendre pied à pied, dans un contexte d’attaques récurrentes. Il est porteur d’un projet de société émancipateur et démocratique : contre la capacité à faire du profit, il oppose la capacité à répondre à des besoins sociaux, de manière universelle et égalitaire. Bien loin de se résumer à une question strictement économique, le service public correspond à un véritable projet de société.
Dans le cadre de l’OMC, la Suisse a signé l’AGCS (Accord général sur le commerce des services) en 1994. Cet accord prévoit la libéralisation du commerce des services à l’échelle mondiale. En matière d’éducation, il s’agit notamment de créer un « marché des services éducatifs », selon la terminologie utilisée dans les négociations. Nous craignons pour la Suisse qu’une telle logique libérale n’amène à rendre les études de niveau tertiaire encore plus élitaires, à l’image de ce qui se passe dans les pays où le système universitaire est partiellement ou totalement privatisé. Nous craignons également que cette politique conduise à l’abandon des activités intellectuelles les moins proches du marché, favorise l’orientation de la recherche par l’industrie et, plus fondamentalement, remette en cause le rôle de l’Université comme lieu d’innovation et de pensée critique (…)
Concrètement, quels sont les enjeux de l’AGCS pour le système éducatif suisse ?
Sous le régime de l’AGCS, le financement des Universités par l’Etat pourrait se voir attaquer devant l’OMC comme une entrave à la liberté de commerce dans le domaine des services. Ainsi, et comme la modification constitutionnelle votée le 21 mai 2006 le permet, la confédération pourrait se voir contrainte de subventionner des universités privées afin de ne pas « fausser la concurrence ». Lorsque l’on sait que les budgets alloués aux universités publiques helvétiques sont parfois insuffisants pour assurer une recherche et un enseignement de haute qualité, on imagine les conséquences qui découleraient de l’obligation de partager ces ressources avec des écoles supérieures étrangères. (…)
Service des Autos: le référendum a abouti le 13 juin 2007 avec plus de 16′500 signatures !
Le comité référendaire contre la privatisation du service des automobiles et de la navigation (SAN) a récolté plus de 16’500 signatures contre la privatisation du service des automobiles ! Comme nous n’avons besoin que de 12’000 signatures valables et vu le surplus récolté, nous pouvons affirmer que le référendum a donc abouti !
Nous étions plusieurs associations de toute sorte, syndicats et partis à lancer le référendum et à récolter des signatures. Merci à vous tous qui tenez à un service public de qualité, qui vous opposez aux privatisations ! Néanmoins, le travail n’as pas terminé, nous devrons de nouveau nous mobiliser pour la votation populaire. Vous serez informés par le biais de notre site.