Médiatic critique aussi “Desperate électrices”

Médiatic, organe de la Société des auditeurs-téléspectateurs de la RSR et de la TSR, dans son N° 123, du 5 octobre 2007, tient des propos pas très élogieux pour notre émission préférée. Je vous transmets un petit paragraphe de l’article « Nouvelles émissions de l’automne »:

« Tant la TSR que la RSR ont inscrit des nouveautés à leurs programmes de rentrée. Parmi ceux-ci, Desperate électrices, bâti sur le même scénario qu’une célèbre série télévisée, visait à toucher un public plus large à la veille des élections fédérales. Raté ! Au terme de la première émission, les membres du Conseil des programmes n’ont pas apprécié le ton dénoncé comme moqueur du journaliste et le choix des intervenantes, pas représentatif du tout de l’électorat féminin à leurs yeux ! « Le public a pourtant réagi plutôt positivement à cette émission en six épisodes, tournés dans les cantons romands » a précisé Gilles Pache (…). »

Appréciez que l’article parle du journaliste et non pas des journalistes… et Nathalie Randin ? Elle n’était là que pour égayer la vitrine ? Elle est aussi responsable de ce qui se passe dans cette émission !

La TSR parle de notre pétition sur son site…

“L’association Acidus lance une pétition contre l’émission «Desperate électrices» de la TSR, avant même le premier tour de manivelle.” Mais après avoir vu la première émission nous maintenons notre appréciation.

La charge est brutale: «La TSR prend les téléspectateurs, les femmes en particulier, pour des imbéciles politiques». Elle provient d’Acidus (Association citoyenne pour la défense des usagers du service publique) et vise l’émission «Desperate électrices» que les journalistes Nathalie Randin et Michel Zendali proposeront dès le début septembre dans le cadre des élections fédérales.

La TSR prétend que le ton est amusant, que le test pose des questions déjantées. Le sont-elles vraiment ou ne son-elles que des questions ridicules qu’ils n’oseraient poser à aucun homme ?

Prenant le parti de «la sociologie sauvage» et d’un ton «amusé et amusant», l’émission entend mettre en scène des électrices romandes de tous bords. Elle propose également, sur son site, un test permettant de déterminer son profil politique. Avec des questions qui se veulent aussi déjantées que politiquement incorrectes.

Il paraît que le test n’a aucune prétention scientifique, il faut dire que l’émission dans son ensemble non plus. Non seulement elle ne répond à aucune question politique que les femmes pourraient se poser, mais en plus elle ne transmet au futurs éluEs aucune question à résoudre qui intéresserait les femmes.

Le service public ne devrait pas véhiculer ce genre de clichés. On pouvait espérer de la TSR un peu d’ouverture et de profondeur dans la programmation.

Desperate électrices (tris)

Voici un site intéressant, terra-economica, Le magazine du développement durable, qui cite notre pétition en reprennant un article de journal :

« La TSR ne respecte pas son mandat de service public et prend les femmes pour des imbéciles politiques ». C’est en ces termes et par voie pétitionnaire que les femmes romandes entendent répondre à l’affront de la chaîne nationale suisse, raconte La Tribune de Genève. Motif de la colère, l’émission « Desperate Electrices », qui entend réintéresser les femmes à la politique. Mais alors que le premier enregistrement de l’émission n’a pas encore eu lieu, son site fait déjà scandale. Un test propose par exemple de découvrir son profil politique… en choisissant si on est plutôt Alain Delon ou Johnny Hallyday. « Ça n’a aucun sens », s’insurge Andrea Eggli, pétitionnaire. Conseillère municipale de Lausanne de gauche, elle s’est retrouvée métamorphosée en militante du parti démocrate-chrétien ! Rendez-vous le 3 septembre pour savoir si les téléspectatrices romandes ne sont bonnes qu’à regarder la télé.

La TSR prend les téléspectateurs, les femmes en particulier, pour des imbéciles politiques (bis) – Communiqué de presse

Après avoir vu la première émission Desperate électrices, Acidus ne retire pas un seul mot de l’analyse qu’elle a faite de l’émission sur la base du test proposé sur le site d’annonce de la TSR.

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Dans la série « La Poste se fiche du monde »

Vous l’avez peut-être reçu au boulot : c’est un dépliant cartonné avec un pliage incroyable genre origami présentant le « monde passionnant de l’affranchissement moderne ».

Un premier coup d’œil nous apprend qu’il s’agit encore d’un mailing qui a dû coûter très-très-très cher…

Quant au contenu: néant, rien à signaler ! Non seulement ce dépliant ne donne aucune information concrète, mais il contient un CD-rom débile du
« making of » (qu’est-ce qu’on s’en fiche !!!) de la pub – elle-même édifiante de bêtise – qui paraît sur le site Internet de la poste.

Voici donc quelques extraits édifiants des « nouvelles solutions d’affranchissement »: http://www.postmail.ch/fr/index_pm/pm_frankieren ; cliquez sur « Laissez-vous conseiller… » et armez-vous de patience. La nénette qui nous accueille dans son fascinant univers virtuel, bourré d’anglicismes et de prétendues informations, se livre à une présentation interminable. On nous avertit pourtant d’emblée que cette starlette de guichet rêve depuis toujours de nous vendre des timbres-poste.

Une belle illustration de la sottise des cadres de la poste. Ces « taupes managers » en effet n’hésitent pas financer une production d’une vacuité pitoyable tandis qu’ils consacrent leur temps et ce qu’ils ont de cerveau à passer leurs employés au presse citron, les surveiller jusqu’aux toilettes, les foutre à la porte et -supplément gratuit- à fermer partout où ils le peuvent des bureaux postaux. Pas par pur sadisme, même pas… tout simplement pour faire augmenter leurs propres primes.

Nous, tout ce qu’on lui demande à la poste, c’est de distribuer nos lettres et nos paquets ponctuellement, de ne pas augmenter les tarifs et de traiter correctement ses employés.

On a pas besoin de tout ce blabla ! Il ne s’agit quand même que de timbres-poste !

Sabine

Les CFF ne renseignent pas leurs clients valablement !

Suite à une course d’école organisée dans le cadre de la garderie, deux choses nous ont interpelées :

– En allant chercher notre billet de train, combiné avec le bateau, on nous a dit qu’il y avait une offre. Le billet de la CGN de Lausanne à Vevey était à 5.- pour adultes et enfants, à la place de 6,60.- et qu’il fallait voir directement avec la CGN. Renseignements pris à la CGN, nous avons appris que seules les écoles y avaient droit. La question que l’on s’est posée est la suivante : pourquoi les écoles peuvent-elle profiter d’un tarif préférentiel sur les bateaux de la CGN, alors que les garderies ne sont pas du tout concernées par cette offre ?
– Ensuite, la garderie achète un billet combiné collectif pour 540.- (44 enfants de 18 mois à 5 ans et 11 adultes).
L’objectif de cet achat conséquent est de pouvoir bénéficier d’un wagon réservé pour la garderie, de façon à pouvoir disposer de places assises dans le train du retour, pour des enfants fatigués de leur journée et vite déstabilisés par les séparations du groupe.
Nous avons appris à nos dépens, qu’en réalité, un billet de groupe ne garantit des places réservées que sur les trains directs ! Pour le train que nous avons pris, à savoir un train régional, les CCF ne rajoutent pas de wagon.
Par conséquent, notre groupe a dû occuper les places restantes de 2 wagons de 2ème classe, ainsi qu’une partie des places d’un wagon de 1ère classe. (Le chef de la gare de départ, nous ayant autorisé à le faire au vu du jeune âge des enfants.)
Suite à cette expérience, nous trouvons regrettable que les CFF ne nous aient pas fourni toutes indications lors de l’achat du billet de groupe.
Lors d’une prochaine sortie, chaque adulte prendra 4 enfants avec lui, ainsi le prix du billet sera fortement diminué, puisque sous cette formule, les enfants au-dessous de 6 ans ne paient pas.

L’équipe d’une garderie

Roaming international : étendre le règlement de l’Union européenne à la Suisse

Pour information, voici le texte de la motion présentée au Conseil national le 12 juin 2007 par Josef Zizyadis.

Le Conseil fédéral est invité de toute urgence à étendre le règlement de l’Union Européenne du 7 juin 2007 à la Suisse et à obliger les opérateurs suisses à s’aligner sur ces nouveaux tarifs. Le Conseil fédéral est en outre invité à prendre des mesures pour des tarifs corrects et justes en matière de téléphonie qui ne lèsent pas les consommateurs et les consommatrices.
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L’Italie refuse la privatisation de la gestion de l’eau

Un article des Carnets d’eau des Carnets du Diplo.
Le Monde Diplomatique – lundi 4 juin 2007 – par Marc Laimé

Le 30 mai dernier le Parlement italien a décidé le principe d’un moratoire sur toute attribution de la gestion du service public de l’eau à des sociétés privées ou à capital mixte. Ce moratoire restera en vigueur jusqu’à la promulgation d’une nouvelle loi sur l’eau, qui devrait réaffirmer le primat de sa gestion publique. Une exigence portée par une pétition déjà signée par 300 000 Italiens, qui vise à promouvoir une loi nationale sur l’eau d’initiative populaire. Continuer la lecture

Offices postaux – Les seniors paieront

Courrier des lecteurs du Nouvelliste du 13.11.2006

De plus en plus, les règlements postaux en Suisse deviennent compliqués car il se font via l’internet. A terme n’y aura-t-il plus que des personnes âgées à faire la queue dans les officines postales?

Il faut savoir que dès le 1er janvier 2007, la poste va augmenter de 50% la taxe prélevée sur chaque bulletin réglé au guichet, taxe qui passera à 90 centimes.

Le relèvement des prix à pour but d’améliorer le rendement de cette prestation. Les services et les entreprises vont donc pousser leurs débiteurs à ne plus les régler en se rendant dans un bureau de poste.

En 2005, sur un total de 600 millions de paiements en Suisse, via la poste 230 millions des bulletins ont été traités aux guichets soit 38% du total, 45 millions ont été réglés par enveloppe et 330 millions via l’internet 55%.

Cela signifie-t-il qu’à terme les offices postaux n’accueilleront plus que des personnes âgées, incapables de se mettre à l’informatique?

On ne peut dire cela: actuellement c’est encore l’ensemble de la population, sans distinction d’âge, qui se rend dans les bureaux postaux.

La seule chose sûre c’est que le total des versements au guichet va diminuer.

Louis Perruchoud, Réchy

La Poste «Ymago» – Catastrophe sociale

05.12.2006 – Courrier lecteurs du Nouvelliste

Le «Post News», distribué dans tous les ménages, invite les usagers du géant jaune à acheter dans ses post shops offices de poste: des appareils de photos, des coffrets à thé, du chocolat, des jeux pour enfants, etc. La Poste nous a aussi fait parvenir, ces derniers jours, un catalogue d´une trentaine de pages pour nos achats de Noël. S´agit-il du nouveau service public de La Poste? Il serait grand temps que les administrations communales s´y mettent aussi!
Le «Post News» nous annonce aussi une autre bonne nouvelle: «Plus proche de la clientèle, mais aussi plus rentable, tel sera le réseau de demain.» Ses responsables annoncent un bénéfice de plusieurs centaines de millions, en constante augmentation depuis plusieurs années, malgré, selon M. Kern, une baisse sensible du chiffre d´affaires. Il s´agit là des mystères insondables de la nouvelle économie!
Il n´est pas étonnant devant de telles anomalies que le conseiller national, Jean-Noël Rey, monte aux barricades puisqu´en tant que directeur général de La Poste, il fut le premier à sortir ce service public des chiffres rouges sans diminution de prestations ou de suppressions d´emploi.
Avec le projet Ymago de M. Kern, La Poste sera «plus proche de la clientèle» tout en supprimant 200 bureaux de poste avec leur personnel; mais l´épicerie du village prendra la relève! Pour ce responsable de La Poste, «C´est la seule façon», je cite: «d´assurer la desserte de base avec brio, aujourd´hui comme demain. Ymago nous permettra de nous concentrer sur la vente et de freiner la baisse du chiffre d´affaires». Toujours selon M. Kern, clients et autorités communales le félicitent et s´en réjouissent! Même si, dans les épiceries, les versements ne pourront se faire qu´avec la postcard et ceux qui ne l´ont pas devront se déplacer dans les offices de poste voisins.
M. Jean-René Germanier, seul membre valaisan de la Commission fédérale poste et télécommunications, lors d´une interview à Canal 9, vous soutenez le projet Ymago qui, selon vous, sera une bonne chose pour les régions périphériques comme le Valais et l´économie du pays en profitera. La suppression de nombreux postes de travail et le fait que des personnes âgées devront se rendre dans une autre localité pour effectuer des paiements en espèces… cela ne vous touche pas, M. le conseiller national? Vous oubliez, M. Germanier, que le bureau de poste est très souvent un lieu de rencontre pour la population locale, et qu´il est desservi par un personnel apprécié par les usagers pour sa compétence et le soin qu´il met à garantir le secret postal.
Je constate, jour après jour, que La Poste suit le même chemin que Swisscom: en 1994, en Valais, Télécom comptait 840 collaboratrices et collaborateurs, aujourd’hui il n´en reste même pas une centaine!
Alors à quand la privatisation de La Poste?
Werner Haenggi, Lens