A propos de La Poste – Scandalisée!

Nouvelliste du 13.11.2006 – Courrier des lecteurs

Je suis scandalisée des propos tenus par Mme Balet, lors de l’émission de la RSR «Le grand huit» du lundi 6 novembre 2006. Cette dame est confinée dans sa bulle de privilégiée et d’égoïste.

Ben voyons! Baissons les salaires, supprimons les places de travail dans les régions périphériques, exilons les autochtones et faisons à la place des résidences secondaires luxueuses pour les managers, financiers stressés des villes.

En ce qui concerne la poste, il se passe exactement ce que les dirigeants ont voulu.

Diminuer les heures d’ouverture des bureaux rescapés et mettre des heures d’ouverture inadéquates pour mieux les fermer ensuite.

Vous aimeriez, vous, utilisateurs de la poste, qu’on vous notifie votre commandement de payer entre votre salade et vos yogourts. Quelle épicerie du village sera ouverte de 6 h à 21 h?

Pour autant qu’il reste encore une épicerie dans le village, et qui se souciera de la santé de l’épicier à cause des ces journées interminables?

Sûrement pas les décideurs de ces résolutions avant-gardistes?

Mary-Claude Cordonier, Vérossaz

La Poste en passe de devenir la plus grande épicerie de Suisse avec le plus grand nombre de succursales ?

Soyez à la mode: on ne dit plus office de poste, mais PostShop, de la même manière que à La Poste, on ne dit plus usager mais client.
Et dans leurs offices, un grand nombre d’objets de toute sorte sont proposés à la vente. Depuis l’anti gel pour votre voiture jusqu’aux billets de loterie. Parlons-on de ces billets. Proposés très affablement par les proposés qui, comble de tout, toucheront un complément de salaire « si leurs ventes sont bonnes », dit Laurent Widmer, porte-parole de la Poste. Le service public a-t-il besoin de la vente de billets de loterie pour survivre ? Leurs employés ont-ils besoin de vendre des billets de loterie pour arrondir les fins du mois ? Il y a comme quelque chose, un lien qui nous manque pour suivre cette évolution…

Ticket … de rationnement

Madame P. de Lausanne a rendez-vous en ville, elle décide de retirer de l’argent à la poste de Saint-François. Malheureusement il est midi, il y a du monde, qu’importe le rendez-vous est pour 13h30 et Madame P. prend un ticket et se prépare à attendre, environ une demi-heure. A l’appel de son numéro, Madame P. se rend compte que le guichet où elle doit se rendre se trouve de l’autre côté du hall, Madame P. a 80 ans et une mobilité réduite. Le temps d’arriver au guichet, c’est un nouveau numéro qui est inscrit. Madame P. s’excuse, s’explique mais rien n’y fait, il lui faut reprendre un nouveau ticket et recommencer l’attente.

Madame P. reviendra donc une autre fois, son rendez-vous l’attend.

Madame P. comprend pourquoi les gens pressent le pas à l’appel de leur numéro.

Adresse inconnue

Monsieur S. habite Nyon, il va partir pour 6 mois et il me demande de d’exécuter un travail et de le lui envoyer avant son départ. Quinze jours avant la date fixée, l’envoi est fait. Une semaine plus tard, Monsieur S. me téléphone car il n’a toujours rien reçu. Par deux fois il s’est rendu au bureau de poste et là, l’employé lui a répondu ne rien avoir pour lui… Monsieur S. et moi vérifions la justesse de l’adresse du colis, tout est en ordre …

Le lendemain, à ma grande surprise, je reçois le paquet en retour avec mention – adresse inconnue – le facteur des colis ne peut pas me renseigner.
Je téléphone au client qui ne comprend pas, il habite Nyon depuis vingt ans et au bureau postal on lui a affirmé n’avoir rien reçu à son nom.

C’est donc en voiture qu’il viendra chercher le colis qui est chez moi, à Lausanne.