Après la guerre de l’eau

En Amérique latine, des organisations de citoyens ont réussi à stopper la libéralisation et la privatisation du marché de l’eau en manifestant. Les conflits de l’approvisionnement en eau ont aiguisé les consciences, sans que les problèmes soient résolus pour autant. Il faut trouver des solutions pour une gestion durable des services des eaux.

Par Richard Bauer, journaliste qui porte un intérêt particulier aux problèmes du développement
Dans Partenaires, publication d’Helvetas

«Je suis convaincu que l’eau potable – l’eau en général – ne doit pas être un marché privé mais un service public», dit Evo Morales, premier président bolivien d’origine amérindienne. C’est ainsi que ce politicien populiste contesté explique la résiliation des contrats avec les sociétés privées d’approvisionnement en eau de La Paz et sa ville satellite El Alto. Il sait qu’il a derrière lui l’écrasante majorité des Boliviens. Les citoyen-ne-s multiplient les manifestations, les grèves et les barrages de rues pour protester contre la mauvaise distribution de l’eau et son prix élevé lié au dollar.

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L’expo d’Helvetas “De l’eau pour tous!” en Valais

L’exposition itinérante « De l’eau pour tous », qui invite à en savoir plus sur les questions de cette ressource vitale dans les pays du Sud, est à découvrir prochainement à Martigny:

du 9 avril au 30 mai 2010

Musée des Sciences de la Terre – Fondation Tissières
Av. de la Gare 6 – Tél. 027 723 12 12

Jours et heures d’ouverture:

mardi à dimanche, de 13h30 à 18h00

Pour plus d’informations sur l’exposition, prendre contact avec Marie Schaffer,

Helvetas, tél. 021 323 33 73 ou marie.schaffer@helvetas.org

La privatisation des facteurs

Un article de Jean-Marie Gerber sur les restructurations importantes prévues dans le secteur de la distribution des lettres de La Poste, paru dans La Brèche. Il nous a semblé intéressant, en tant que contribution au débat sur la privatisation de La Poste.

Dans le numéro 2/2009 de la Brèche, il avait, au travers d’un entretien, mis en relief les traits forts de la réorganisation du travail des postiers. Il poursuit cette réflexion, afin de faire ressortir les nouvelles modalités d’exploitation de la force de travail des postiers, telles qu’elles se profilent dans les projets qui sont testés depuis quelques mois. Comme dans l’ensemble des dites restructurations et modernisations, la réduction du volume de l’emploi, donc de la masse salariale, est un élément clé de la politique patronale. Il en découle de même un accroissement de la productivité, c’est-à-dire de la masse de travail effectuée par un facteur dans un temps donné. Le facteur 2010 n’aura plus une «seconde à perdre», même si le courrier sera distribué de manière qualitativement inférieure à il y a dix ans. Ainsi, au cours du mois de juillet, la direction de PostMail a annoncé la réduction de 5 % des emplois du secteur, ce qui va concerner quelque 800 personnes, au moins. Une fois de plus, la direction du syndicom va accompagner cette «optimisation de la performance». Le souci prioritaire de la social-démocratie et des cadres du syndicom est la transformation de PostFinance en une banque: ils espèrent y trouver quelques strapontins rémunérateurs.

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Compte là-dessus et bois de l’eau fraîche

En plein pendant les dernières fêtes de fin d’année, Coop supprimait discrètement les fontaines à eau et les carafes de ses restaurants. C’en était donc fini de l’eau à l’oeil dans les libres-services du géant du commerce de détail.

Certains y virent une façon pour l’enseigne de faire de l’argent en vendant de l’eau en bouteille plutôt qu’en donnant de l’eau du réseau. La Coop se justifia en agitant les observations de son «Service qualité» selon lesquelles on trouverait quelques germes dans les carafes et les fontaines à eau.

La nouvelle fit grand bruit et, le 8 janvier, la Fédération romande des consommateurs prit sa plus belle plume pour écrire à la direction de la Coop et lui demander de revenir immédiatement sur sa décision.

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La privatisation de La Poste en France : le détournement d’une mobilisation

Paru dans Attac

La situation actuelle
Le 12 janvier 2010, la Commission mixte paritaire (CMP) Assemblée Nationale – Sénat de France a adopté en procédure d’urgence le texte de loi qui établit que : « La Poste est transformée à compter du 1er mars 2010 en une société anonyme dénommée La Poste ». Et, à partir du 1er janvier 2011, l’activité postale est ouverte à la concurrence en France.

Début de la mobilisation
La mobilisation en France contre cette privatisation a commencé en octobre 2008. Le 8 octobre s’est réuni pour la première fois le comité parisien contre la privatisation de La Poste.
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La Poste: derrière la guerre des chefs, la privatisation rampante

Article pris dans le journal solidaritéS

Les remous qui ont agité la direction de La Poste ces dernières semaines, largement relayés par les médias, et ont conduit à la démission de Claude Béglé ne doivent pas faire oublier le véritable objectif obstinément poursuivi par le Conseil Fédéral, qui cherche simplement la meilleure personne pour le mener à bien : la privatisation totale du Géant jaune.

Sans doute Claude Béglé n’avait-il pas l’entregent requis pour conduire une privatisation qui n’est pas encore tout à fait acquise. Le Conseil fédéral marche en effet sur des œufs face à la menace d’un référendum de la gauche et d’une initiative récemment lancée par les syndicats visant à inscrire le service universel dans la Constitution. Et les déclarations tonitruantes de Béglé sur une Poste qui devrait être « gérée comme Nestlé » (NZZ, 9.01.2010), en finançant ses services par une expansion massive à l’étranger, risquaient de susciter la méfiance dans une opinion publique encore marquée par la débâcle de Swissair ou par les échecs répétés et ruineux de Swisscom sur les marchés asiatiques. De même, les mandats suspects d’un Béglé désireux d’arrondir ses fins de mois en travaillant pour des fonds d’investissement privés de Genève et de Dubaï s’accordaient mal avec l’image qu’on se fait du gestionnaire helvétique bien propre sur lui.

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M1, M2, bus : sans ticket et sans resquiller ?

Jeudi 4 février à 20h15
au Foyer paroissial de Sévelin – avenue de Tivoli 74, Lausanne

Avec Alain Hubler, conseiller communal A Gauche Toute !

Le prix des transports publics collectifs est élevé, malgré la nécessité pour tous de les utiliser.
Pourquoi pas des transports publics «gratuits» ?
Le nombre de villes où les transports publics sont payés par l’impôt augmente. Comment cela se passe-t-il ?
Quels avantages ? Quels inconvénients ?
Des transports publics entièrement payés par l’impôt : est-ce possible ? Combien cela coûterait-il aux contribuables ?
Nous nous posons toutes ces questions et bien d’autres et vous invitons à en discuter ensemble.

Vous êtes tous invités ! Venez nombreux !

TPPI – Transports publics payés par l’impôt

Et si Lausanne et/ou son agglomération changeait radicalement le mode de financement de ses transports publics ?

Le prix de la mobilité
Faire payer le coût de la mobilité individuelle – essentiellement la voiture – par le biais des impôts, c’est la réalité de notre société depuis fort longtemps. Par ailleurs, le « Compte transport » de la ville de Lausanne nous apprend que globalement l’argent consacré au transport individuel est très nettement supérieur à celui consacré aux transports publics. Entre 1996 et 2000, les montants totaux consacrés au transport privé de personnes est passé de 418 à 558 millions (+33%) alors que ceux qui sont engagés dans les transports publics ont végété en passant de 129 à 132 millions (+2,3%).

Un changement de la vison de la mobilité en société pourrait – devrait ( ?) – être envisagé. Pourquoi ne pas rendre les transports publics accessibles à tous en les finançant par l’impôt, comme chacun a pu user – et abuser – de la route grâce à la solidarité de l’impôt ?

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Locataires : le tribunal des baux restera gratuit !

Signez, faites signer les listes «Non à la suppression de la gratuité du Tribunal des baux», le référendum lancé par l’ASLOCA. Il doit être déposé à là mi-février déjà, avec 12’000 signatures. Le temps presse !

Le 16 décembre, juste avant Noël, le Grand Conseil (plus exactement la droite, majoritaire), décide de supprimer la gratuité du Tribunal des baux. C’est une instance spécialisée où les locataires font arbitrer leurs conflits avec leurs propriétaires. Ce tribunal a surtout le mérite d’offrir une procédure simple et gratuite.

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La Poste : pourquoi pas un retour à l’expéditeur ?

Paru dans Le Courrier
Philippe Bach

Depuis plusieurs jours, le dossier de La Poste agite les esprits. Et il va continuer à le faire. Mais la polémique – en veut-on à Claude Béglé, le président du géant jaune, parce qu’il est romand ou parce qu’il pratique une politique de communication d’agité du bocal? – occulte la vraie nature des enjeux.
Car la réponse qui doit être trouvée est relativement simple: le volume du courrier diminue, comment assurer la rentabilité de l’entreprise? La stratégie du président de La Poste consiste à parier sur une expansion à l’étranger. Les voix plus prudentes espèrent, elles, trouver cette manne en permettant à La Poste d’exercer des activités bancaires.

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