En Amérique latine, des organisations de citoyens ont réussi à stopper la libéralisation et la privatisation du marché de l’eau en manifestant. Les conflits de l’approvisionnement en eau ont aiguisé les consciences, sans que les problèmes soient résolus pour autant. Il faut trouver des solutions pour une gestion durable des services des eaux.
Par Richard Bauer, journaliste qui porte un intérêt particulier aux problèmes du développement
Dans Partenaires, publication d’Helvetas
«Je suis convaincu que l’eau potable – l’eau en général – ne doit pas être un marché privé mais un service public», dit Evo Morales, premier président bolivien d’origine amérindienne. C’est ainsi que ce politicien populiste contesté explique la résiliation des contrats avec les sociétés privées d’approvisionnement en eau de La Paz et sa ville satellite El Alto. Il sait qu’il a derrière lui l’écrasante majorité des Boliviens. Les citoyen-ne-s multiplient les manifestations, les grèves et les barrages de rues pour protester contre la mauvaise distribution de l’eau et son prix élevé lié au dollar.